17 janvier 2017

Le Département en actions : focus sur des opérations majeures 2017

Le Département en actions : focus sur des opérations majeures 2017

En ce mois de janvier, retrouvez les opérations majeures initiées ou accompagnées par notre Conseil départemental dans des domaines aussi divers que le numérique, le réseau routier, les transports, les collèges, le social, la culture ou encore le tourisme, sans oublier les grands projets de l’année.

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Budget départemental 2017

À fond sur l’investissement

Malgré un contexte d’atonie des recettes et de dépenses sociales toujours en hausse, même si elle s’est ralentie, le Département maintient un fort niveau d’investissement en 2017. Comme ces cinq dernières années, il en fait la condition d’une politique ambitieuse pour l'attractivité et la compétitivité de l’Orne. Au prix d’une rigoureuse maîtrise des dépenses courantes.

Le vote du budget 2017 du Département de 400 M€ a été le temps fort de la session plénière du Conseil départemental, en décembre 2016 : « un budget de combat, offensif, volontariste, qui mise à fond sur l’investissement et la construction de l’avenir » a déclaré Alain Lambert, président du Conseil départemental de l’Orne. Pour 2017, les dépenses réelles d'investissement du Département progresseront de 5,1 % par rapport à 2016 (total de 63,66 M€ contre 60,55 M€).

En quelques points, les investissements 2017

  • Le réseau routier (en partenariat avec la Région) toujours en progression : 26,15 M€, dont 2M€ pour achever de financer la route solaire de Tourouvre-au-Perche).
  • L’aménagement numérique, dans le cadre du Plan numérique ornais (PNO) encore à un haut niveau : 6,55 M€. La création d'un campus numérique (starTech Campus) à l'Hôtel du Département mobilisera 1 M€ d'investissement.
  • Les collèges se renforcent : 8,03 M€.
  • Le Pôle universitaire d’Alençon – Campus de Damigny : 1,18 M€ sont débloqués pour financer le lancement des formations podologie, pédicurie et psychomotricité.
  • L'attractivité touristique cristallise aussi les efforts, avec une augmentation de 155 000 € des investissements en matière d'action touristique. Total : 740 000 €. Et également 2M€ pour le développement du Haras du Pin (contre 150 000 € en 2016).
  • La démographie médicale : grande cause départementale, elle suscite un nouveau projet avec la création d'une maison de santé pluri-professionnelle universitaire, en renfort des PSLA sur le territoire.

Gouvernance

L'Agence Ingénierie 61 donne naissance à "Orne-Métropole"

Ingénierie 61 a franchi une étape nouvelle dans son histoire : l’Etablissement public administratif a changé de dénomination pour celle d’Orne-Métropole, adoptée à l’unanimité par ses adhérents. Ingénierie 61 concrétise un objectif d’innovation territoriale qui répond aux besoins des communes et EPCI avec le souci d’un service public d’excellence, alliant à la fois la maîtrise des coûts et le développement harmonieux des territoires.

Ingénierie 61 apporte depuis son lancement en 2014, une expertise et un appui technique dans divers domaines de compétences du Département (notamment le droit, l’assainissement, la voirie). Ses champs d’action se sont étoffés pour demeurer un service de proximité dans une démarche de mutualisation des compétences et des moyens. Il en résulte un réseau collectif d’appui aux collectivités locales ornaises qui n’a cessé de prendre de la voilure. En décembre 2016, l’agence comptait plus de 300 collectivités adhérentes. Elle étend son territoire puisqu’elle représente 70% de la population et 80 % des communes ornaises. Soit 202 500 habitants (170 600 en 2015). La couverture du territoire a ainsi progressé de 19%.

Le succès de l'Agence tient non seulement au nombre d’adhésions mais aussi à la multiplication des projets dont elle a la charge. Elle a ainsi été amenée à élargir sa gamme de services, afin de répondre à la demande des collectivités. Ingénierie 61 reste la première division, la division mère et fondatrice de l'Établissement, ainsi que le bras armé au service des collectivités. Sa nouvelle dénomination Orne-Métropole et la création d'une deuxième division "Recherche et Développement" visent à répondre aux besoins nouveaux des collectivités.

Ce volet R&D est proposé gratuitement aux collectivités adhérentes. Il est en charge des connaissances nouvelles pour innover dans la production de biens et services publics et émettre de nouvelles applications dans tous les domaines de l’ingénierie (financier, comptable, informatique, numérique, juridique, organisationnel, économique et statistique).

L'Orne ne possède pas de villes d'une taille suffisante pour prétendre au statut de "métropole". En réunissant toute la famille ornaise sous ce vocable d’Orne-Métropole, la nouvelle structure s’organise en démarche métropolitaine : solidaire, structurante, audacieuse et innovante. Démarche originale puisqu'elle s’engage à ne solliciter aucun transfert ou délégation de compétences.

Contrairement aux métropoles de droit commun, qui privent les communes, en particulier les plus petites, de leurs compétences, Orne-Métropole a pour vocation de préserver les pouvoirs à la base de la démocratie de proximité. Véritable prestataire de services, elle se veut le garant du respect du principe de libre administration dévolu aux collectivités locales.

Numérique

Plan numérique ornais : achèvement du fibrage des 109 sous-répartiteurs téléphoniques fin 2017

Le Plan numérique ornais (PNO), voté par le Conseil départemental, prévoit l’achèvement du fibrage de 109 sous-répartiteurs téléphoniques en 2017. Plus de la moitié de ces « armoires numériques » (fibre au village) sont déjà opérationnelles. Pas moins de 16 000 foyers bénéficieront de cette montée en débit. Le coût global de l’opération atteint 20 millions d’euros.

La montée en débit de l’Internet ne cesse de se poursuivre dans le département. Après l’expérience des 10 premiers sous-répartiteurs fibrés à titre expérimental en 2015 et les retombées immédiates appréciées de la population (accès au débit de 60 Mb/s voire 80 Mb/s), 57 sous-répartiteurs ont été fibrés en 2016. Cinquante-deux le seront en 2017. Ce deuxième volet du déploiement PNO améliorera la situation Internet pour près de 14 000 lignes ornaises.

Dans l’espace rural, pour assurer la montée en débit, les travaux du PNO consistent à prolonger la fibre optique depuis les centraux ou noeuds de raccordement d’abonnés (NRA) jusqu’aux 109 sous-répartiteurs téléphoniques (armoires) desservant les communes ; c’est « la fibre au village ». Le recours à la fibre permet de booster les lignes téléphoniques : dans le bourg et ses abords. On passe ainsi du haut débit au très haut-débit ; plus loin, du bas débit (ou pas de débit) à un débit plus confortable.

Les abonnés trop éloignés des sous-répartiteurs téléphoniques doivent utiliser des technologies alternatives : le réseau hertzien WIMAX (contact Ozone : 09 73 01 10 00), la boucle locale radio percheronne (BLR, contact R’LAN : au 02 43 82 97 82), le kit satellite (parabole). Le Conseil départemental de l’Orne les subventionne pour la prise en charge des frais d’accès à Internet (achat et installation des kits de connexion, par satellite ou par boucle locale radio).

Parallèlement, le 2e volet important du PNO avance. Il s’agit du déploiement de deux plaques FttH (fibre à l'habitant) sur les territoires des communautés de communes d'Argentan et de L'Aigle. Les schémas d'ingénierie sont achevés et une Délégation de service public (DSP) permettra de mener les procédures nécessaires au lancement des travaux, pour lesquels 2 M€ sont inscrits au budget 2017. L’objectif est de réaliser à terme l’ambition du PNO, à savoir 75% des lignes fibrées, soit 74 000 prises à construire au niveau départemental (débit minimum de 100Mb/s). Fin 2020, ce sont ainsi 20 000 prises qui devront être réalisées sur les zones d’Argentan et de L’Aigle pour un coût estimé d’environ 25 M€. Au-delà de la « fibre au village », c’est donc la « fibre à l’habitant » à laquelle le Conseil départemental s’attaque en 2017. Rappelons que de leur côté, les opérateurs réalisent à leur propre initiative des plaques FTTH qui devraient être achevées totalement en 2020 sur les territoires de la Communauté urbaine d’Alençon et de la ville de Flers.

L’Orne dans ma Poche : l’application multiservice évolutive

Le lancement de l’application mobile, « L’Orne dans ma Poche » en novembre dernier a permis de mettre à disposition de tous les Ornais et des visiteurs du département le 1er portail multiservice développé à l’échelle d’un département. Cette application téléchargeable sur les systèmes d’exploitation iOS et ANDROID est personnalisable.

La 2e version, annoncée pour le premier semestre 2017, mettra à disposition, notamment, les informations pratiques telles que les horaires d’ouverture des déchetteries, les emplacements des bornes de recharge des véhicules électriques avec le planning de réservation, les bons plans (avec une fonction push – « pousser » le bon plan en fonction de l’endroit où l’on se trouve), les circuits pédestres, vtt, équestres,… Mais aussi la consultation ou la réservation des nouveautés (livres, DVD, BD,..) dans les médiathèques ou les bibliothèques proches.

Le Département de l’Orne fait figure de territoire pilote avec sa nomination aux Victoires des Acteurs Publics qui récompensent la capacité d’initiative et d’innovation des collectivités. Les lauréats seront dévoilés début février, lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale.

Grands projets

Des travaux majeurs pour le Haras national du Pin

Le Conseil départemental accompagne financièrement le Haras national du Pin, site majeur de l’Orne tant en fonctionnement qu’en investissement. Sur ce dernier volet, il a été inscrit en 2017 2 M€ pour financer les travaux d’aménagement et d’amélioration de l'accueil du public, notamment dans le Manège d'Aure, la carrière de la Poste et l'écurie n°8.

Cette opération s’inscrit dans un vaste projet d’ensemble de développement du Haras du Pin et la réalisation d’un important programme de travaux d’aménagement, adoptés par le Conseil d’administration de l’Établissement public administratif Haras national du Pin en novembre dernier, sous la présidence d’Alain Lambert. La priorité a porté pour l’année 2017 sur la mise en oeuvre rapide des projets, valorisant l’accueil et le confort du public et la diversification des activités.

L’objectif consiste à favoriser les activités équestres et l’organisation des séminaires et autres réceptions de prestige. La perspective d’un parc de loisirs se dessine, elle est ainsi à l’étude. Interactif, ludique, pédagogique et touristique, il aurait pour vocation de marier le site majestueux du Pin avec la nature, l’histoire et la culture équestre, les sciences et la technologie. Dans un second temps, viendraient les équipements liés à l’hôtellerie, la restauration (plusieurs points snacks répartis sur le site), et la présentation des informations et réservations via le site internet.

La rénovation du manège d’Aure correspond à une phase d’expérimentation, à l’image de trois autres sites, situés dans le domaine du château et des écuries : la carrière de la Poste, l’écurie Numéro 8 et le rond de longe. Le manège d’Aure, mitoyen aux locaux actuels d’accueil, devrait être équipé d’une tribune de 300 places avec gradins et de tous les aménagements utiles à son fonctionnement permettant ainsi un accueil de prestige pour les spectateurs des prochains spectacles.

Cyclotourisme sur le grand braquet : 12 000 cyclotouristes attendus du 30 juillet au 6 août 2017

La stratégie touristique départementale positionne le territoire comme « la destination de référence en matière de tourisme vert, week-ends et courts séjours ». Lors de la semaine fédérale internationale du cyclotourisme, le Département sera en selle pour accueillir 12 000 cyclotouristes du 30 juillet au 6 août 2017 à Mortagne-au-Perche grâce à l’engagement bénévole des clubs locaux.

Dans le peloton de cette 79e édition, 150 communes seront traversées par les cyclotouristes venus de tout l’Hexagone et de 23 nations. Les cyclotouristes découvriront les richesses du Perche, son patrimoine bâti mais aussi ses spécialités au gré des itinéraires qu’ils emprunteront. Un village fédéral sera établi au Carré du Perche pendant tout le temps de la manifestation avec des stands et des animations.

Le Département a accordé 75 000 € d’aide à cette manifestation qui aura un impact financier significatif (de l’ordre de 3 à 4 M€) pour le territoire. Les hébergements (hôtels, gîtes, campings) du secteur sont d’ores et déjà complets pour la période. Les commerçants bénéficieront aussi de cette fréquentation. Enfin, le comité organisateur privilégie l’achat local pour l’ensemble de sa logistique.

Fier d’accueillir ce grand rendez-vous aux côtés des bénévoles, le Département entend faire de cette échappée verte dans ses contrées, une destination de prédilection pour les touristes.

La stratégie vélo départementale

L’Orne est concernée par deux axes structurants majeurs que sont la Véloscènie reliant Paris au Mont-Saint-Michel et la Vélo Francette reliant Ouistreham à la Rochelle. Deux syndicats sont actuellement chargés de l’aménagement de certaines portions de ces itinéraires nationaux. Le Conseil départemental a apporté jusque-là un soutien financier par l’acquisition puis la rétrocession de voies de chemins de fer désaffectées ou par l’octroi de subventions. Désormais, pour accélérer la réalisation de ces itinéraires, le Département va se positionner comme maître d’ouvrage sur les territoires non couverts par un syndicat.

Finaliser les itinéraires nationaux majeurs
Une aide départementale de 113 704 € a été accordée au syndicat mixte de la voie verte du Bocage afin d'aménager les 10,5 km reliant le sud de Domfront-en-Poiraie à Céaucé. Ce projet finalise ce tronçon de la Vélo Francette et permettra de rejoindre la Loire à vélo. Par ailleurs, le Département a engagé des négociations avec SNCF Réseau afin de pouvoir aménager l’ancienne voie ferrée reliant Alençon à Rives-d’Andaines via Pré-en-Pail et finaliser ainsi la Véloscénie en totalité pour sa partie ornaise.

Aménager la voie verte Briouze - Bagnoles de l’Orne Normandie
Le Département est propriétaire depuis 2014 de cette ancienne voie ferrée et les travaux de dépose des rails et traverses seront finalisés au premier trimestre 2017. Ce projet permet de relier la Véloscénie et Bagnoles de l’Orne Normandie à la gare de Briouze située sur la ligne en service Paris-Granville. Ainsi, le Département optimise l’intermodalité train-vélo en créant une porte d’entrée en plein bocage pour un public provenant de la région parisienne.

Desservir les grands sites touristiques de l’Orne
La stratégie départementale vise à mettre en valeur le réseau de voiries finement maillé pour desservir les grands sites touristiques de l’Orne : Haras national du Pin, lac de Rabodanges, la Suisse Normande, le mémorial de Montormel…Elle permettra en outre de créer des continuités avec les départements voisins.

Jeunesse

Moderniser et entretenir les collèges

La réhabilitation du collège Jean-Moulin de Gacé se poursuit au rythme prévu par le calendrier. Après la construction du nouveau pôle restauration (inauguré le 21 septembre 2015), la réfection complète du bâtiment externat (achevée en novembre 2016), la prochaine tranche de travaux portera sur l’internat, la mise en conformité de son accessibilité ainsi que la réfection intérieure du bâtiment, à l’exception des chambres déjà réhabilitées.

L’objectif est d’offrir aux 308 collégiens un établissement plus fonctionnel, répondant aux attentes pédagogiques et aux exigences réglementaires actuelles. Les travaux lancés en novembre 2015, devraient s’achever pour la rentrée de 2017.

Le collège Louis-Grenier de Coulonges-sur-Sarthe est entré depuis novembre 2016 dans une deuxième tranche de travaux. Après la construction du nouveau pôle restauration (terminé en avril 2015), la réhabilitation porte sur le réaménagement des locaux de l’ancienne cuisine et du réfectoire, l’isolation thermique et la mise en conformité de l’accessibilité du bâtiment externat. L’opération s’inscrit dans le cadre du plan de modernisation des collèges ornais ; son coût global est estimé à 2,4 M€.

Les espaces, auparavant occupés par l’ancienne cuisine et le réfectoire, seront réaménagés afin d’y installer notamment un nouveau CDI et une salle de permanence. Le foyer des professeurs sera déplacé pour offrir des espaces plus fonctionnels et plus lumineux. Les blocs sanitaires seront entièrement réhabilités, avec accès par la cour. Un nouveau préau sera installé dans la cour, un autre jouxtera le point d’arrêt des cars scolaires.

Des travaux d’isolation par l’extérieur de certaines façades permettront d’améliorer le confort thermique des locaux et de réduire les consommations d’énergie. L’opération permettra également de rendre le bâtiment externat accessible aux personnes à mobilité réduite par la construction d’une cage d’ascenseur desservant tous les demi-niveaux de l’établissement, par un réaménagement partiel de l’administration et de l’infirmerie, et par la création de WC adaptés aux étages et d’un quai d’accès aux cars scolaires.

Enfin, un couloir sera créé au rez-de-chaussée de l’aile est du bâtiment, permettant ainsi aux collégiens d’éviter de sortir de l’établissement pour rejoindre les salles. La sécurité et la surveillance seront ainsi grandement renforcées, tout en protégeant les collégiens des intempéries lors des interclasses. Les travaux se dérouleront en plusieurs phases et devraient s’achever au printemps 2018.

Le collège Georges-Brassens d’Ecouché connaîtra prochainement des travaux de désamiantage, de mise en conformité et de réfection complète de dix salles de cours. Certaines de ces salles seront agrandies. L’opération comprendra également la création d’une extension neuve d’environ 130 m2 qui sera affectée au réfectoire des collégiens partagé avec les élèves du primaire, l’agrandissement et la réorganisation de la laverie, la création d’un local « vaisselle propre » et l’aménagement de vestiaires pour les agents de cuisine.

L’isolation thermique du collège sera améliorée par le remplacement des châssis extérieurs et la mise en oeuvre d’une ventilation mécanique contrôlée. La réfection des étanchéités de toitures-terrasses, l’extension de la cour de récréation et la création d’un sanitaire adapté aux personnes à mobilité réduite compléteront cette opération. Son coût global est estimé à 2,6 M€.

Le calendrier envisagé prévoit une désignation du maître d'oeuvre pour fin mars 2017. Les études de conception et la procédure de désignation des entreprises de travaux se dérouleront jusqu’à la fin 2017. Les travaux devraient débuter en mars 2018 et s’achever mi 2019.

Sécurisation des établissements

Après les attentats qui ont marqué notre pays, le Département a pris la décision de mettre en place très rapidement une politique de sécurisation des collèges. Le Conseil départemental a engagé 150 000 € de crédits supplémentaires à cet effet. Tous les collèges publics de l’Orne sont désormais équipés d’une alarme de confinement. Le montant total de ces travaux s’est élevé à 221 584 €. Des travaux de sécurisation des enceintes (essentiellement clôtures) se poursuivront en 2017 ainsi que la mise en place de dispositifs (vidéophone, digicode, automatisation du portail, etc.) permettant de mieux filtrer les entrées et sorties des personnes sur les sites.

Création de starTech Campus, « Pôle d’excellence » dédié à la formation et à l’économie numérique

Lors de la commission permanente de mai 2016, l’assemblée départementale avait décidé de lancer les études préliminaires relatives au projet d’un starTech Campus. Ce pôle, dédié à la formation et à l’économie numérique – prendrait place dans des bâtiments qui seraient réhabilités et transformés sur le site du Quartier Lyautey, à Alençon. Le président du Conseil départemental, Alain Lambert, avait souligné la nécessité d’un pôle d'excellence du numérique afin de gagner en attractivité, en efficacité économique et contribuer, ainsi, à la création de nouveaux emplois ».

Fort de l’expérience de la starTech61school (une école du numérique pour jeunes geeks ayant décroché du système scolaire), de la starTech Normandy (espace numérique et de veille sur les innovations technologiques et leurs usages professionnels), le Conseil départemental souhaite élargir son offre et créer un vaste ensemble dédié à la formation et à l’économie numérique, où seraient accueillis les jeunes, les enseignants et les entreprises. Il s’agirait d’un lieu d'échange permanent, offrant aux étudiants et aux chefs d'entreprises, souvent créateurs de « startups », la possibilité de se côtoyer de façon collaborative.

La structure comprendrait l’école, ouverte voilà plus d’un an, dispensant l'ensemble des formations numériques, un hôtel d'entreprises pour le développement des « entreprises de demain », un espace « Fablab », laboratoire ouvert pour les passionnés de technologie pouvant coopérer sur des projets, un Management Lab, espace unique en France permettant de se familiariser aux nouvelles approches en management et coaching, et une salle de conférences numériques.

La maitrise d’oeuvre sera connue dès le début de cette année 2017, et s’ensuivra la phase d’études sur l’année 2017, puis la consultation des entreprises au 1er semestre 2018, les travaux démarrant dès le 3e trimestre 2018.

Une école de pédicurie, podologie et psychomotricité : le pôle universitaire d’Alençon - Campus de Damigny se développe

Le pôle universitaire d’Alençon – Campus de Damigny s’étoffera à nouveau à l’occasion de la création d’une école de pédicurie, podologie et psychomotricité (330 étudiants en 2019) sur le site actuel de l’école de kinésithérapie d’Alençon. Cette dernière, dont les effectifs vont être portés de 250 à 400 étudiants en 2019, va être transférée progressivement sur le site universitaire. L’association Pierre-Noal, qui porte le projet, engagera la construction d’un nouveau bâtiment. Le coût total de l’opération est estimé à 9 M€.

Selon le même principe que lors de l’aménagement de l’école d’ergothérapie, en 2007, l’assemblée départementale a voté l’accompagnement de ce projet – à part égale avec la Région – à hauteur de 25%, soit une subvention d’investissement de 2,25 M€ (1,125 M€ au budget 2017 et 1,125 M€ au budget 2018). L’association à but non lucratif Pierre-Noal prend en charge le solde, soit 50% (4,5 M€). Pour faciliter le lancement de la formation de psychomotricité, le Conseil départemental a acté le principe d’une aide au démarrage de 165 000 €.

 

Ces aides permettront de renforcer l’attractivité du pôle universitaire d’Alençon - campus de Damigny et de créer sur l’agglomération d’Alençon une importante unité de formations paramédicales avec les écoles de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, de pédicures/podologues (20 places en 1re année) et de psychomotriciens (40 places en 1ère année). À terme, ce sont plus de 700 étudiants qui seront accueillis sur des formations paramédicales à l’IFRES d’Alençon.

Aménagement

La carte routière continue d’évoluer dans l’Orne. Objectif : plus de confort et de sécurité.

Contournement nord-ouest de Flers
Le désengorgement du centre de Flers avance avec la création de cette nouvelle route, qui contournera l'agglomération côté nord-ouest. Cette route à deux voies de 4,5 km reliera deux giratoires : l'un existant sur la route Flers-Caen, l'autre sur la route Flers - Tinchebray. Les travaux ont commencé au printemps 2016. Cinq ouvrages d'art y sont en cours de construction, dont un viaduc sur la Vère (un pont sur la Visance est terminé). Les terrassements et les chaussées sont déjà largement commencés.

Fin prévisionnelle du chantier : fin 2017- début 2018, sauf imprévus ou aléas climatiques
Coût : 16 M€ (8 M€ par le Département de l’Orne, 8 M€ par la Région Normandie et Flers Agglomération).

2 x 2 voies entre Landigou et Briouze
La mise à 2x2 voies progressive de la route départementale entre Flers et Argentan se poursuit. Les travaux portent actuellement sur un tronçon de 4 km situé entre Landigou et Sainte-Opportune. Entamés en 2015, ils s'inscrivent dans la continuité de la section Flers - Landigou.

Fin prévisionnelle du chantier : premier semestre 2017
Coût : 12 M€ (50% par le Département de l’Orne et 50% par la Région Normandie).

2x2 voies de la RD 924 entre Sainte-Opportune et Briouze
L’aménagement à 2X2 voies de la RD 924 entre Sainte-Opportune et Briouze sera entrepris dans la foulée du chantier précédent. Il sera mené à bien dès 2017 et jusqu’à fin 2018, en continuité des travaux en cours, sur une longueur d'environ deux kilomètres. Il marquera la fin de la convention Département-Région signée en 2008.

Fin prévisionnelle du chantier : fin 2018
Coût estimatif de l’opération : 10 M€.
À noter que le président de la Région Normandie, Hervé Morin, s’est engagé à continuer à participer à parité avec le Département à l’achèvement de la mise à 2x2 voies de la liaison Argentan-Flers.

Argentan : sécurisation d'un passage à niveau
Situé en ville, dans le secteur de la Zone d'Activités sud, sur la route de Sées, ce passage à niveau (PN), même s'il n'est pas un point noir sur le plan des accidents, est considéré comme "préoccupant". L'objectif des aménagements est de réduire le trafic sur ce PN, notamment en incitant les véhicules venant de Sées à emprunter le Boulevard de l'Expansion. Deux giratoires vont être aménagés dans ce but, pour fluidifier la circulation. D'autres aménagements annexes dans le Parc d'Activités de l'Expansion et sur le passage à niveau lui-même, pour les piétons et cyclistes, sont prévus.

Fin prévisionnelle du chantier : 1er trimestre 2017
Coût : 1 M€ (50 % État/RFF, 20 % Région, 20 % Département, 10 % Argentan Intercom).

Nonant-le-Pin : suppression de deux passages à niveau
Avec près de 60 collisions recensées entre 1978 et 2006 et 11 accidents ces dix dernières années, les deux passages à niveau (PN) de Nonant-le-Pin (l’un sur la route de Sées, l’autre sur celle de L’Aigle) sont des points noirs en terme de sécurité. Ils vont ainsi être supprimés grâce à la création d’une nouvelle route et d’un pont. Venant de L’Aigle, la circulation sera déviée sur cette nouvelle route à 2 voies de 2,4 km de long qui rejoindra la route de Sées où se fera désormais le franchissement de la voie ferrée sur un pont.

Fin prévisionnelle du chantier : début 2018
Coût : 8 M€ (25% par le Département de l’Orne, 25% par la Région Normandie, 50% par l’État et RFF).

Transports

À partir du 1er janvier 2017 : une délégation donnée par la Région au Département

La loi a transféré du Département à la Région la responsabilité des transports routiers non urbains réguliers (lignes de cars hors périmètres des agglomérations) au 1er janvier 2017 et celle des transports scolaires au 1er septembre 2017.

Afin de permettre la continuité du service public des transports dans les meilleures conditions, et dans un souci de simplification, le Département de l’Orne et la Région ont opté pour une délégation de compétences permettant le maintien de l’exercice par l’échelon départemental des « transports routiers non urbains réguliers ». Cette délégation de la Région à compter du 1er janvier 2017 jusqu’au 31 août 2017 fera l’objet d’une convention signée prochainement.

Dans une démarche de proximité, à partir du 1er septembre 2017 - date à partir de laquelle les deux compétences seront transférées à la Région - les deux collectivités se sont accordées pour que le Département poursuive l’organisation des transports dans le cadre d’une délégation donnée par la Région. Cette entente organisationnelle entre les deux collectivités s’appuie sur l’expérience éprouvée du Département dans ses missions d’accompagnement au service de la population sur un territoire essentiellement rural et étendu, avec notamment le dispositif déployé pour l’entretien des routes départementales et la mise en oeuvre d’un service minimum pour assurer la circulation des autocars en cas d’intempéries.

Les chiffres du transport dans l’Orne

Les transports interurbains dans l’Orne c’est :

  • 14 000 scolaires transportés ;
  • 1000 € de coût moyen d’un élève transporté en service scolaire et 1200 € en service régulier ;
  • 15 transporteurs ;
  • 1 régie départementale des transports ;
  • 59 véhicules pour les services réguliers (3 800 solaires et 150 000 voyageurs par an transportés) ;
  • 156 véhicules pour les services scolaires exécutés par les transporteurs privés (7 000 scolaires transportés) ;
  • 39 véhicules pour les services scolaires exécutés par la Régie départementale des transports (3 200 scolaires transportés) ;
  • 2 500 points d’arrêt.

Social

Schéma pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap (2017-2021)

Les précédents schémas départementaux d'organisation sociale et médico-sociale en faveur des personnes âgées et des personnes en situation de handicap ont pris fin en décembre dernier. La nouvelle feuille de route commune et partagée avec l’ensemble des partenaires pour les cinq ans à venir a posé un objectif clair : adapter et diversifier les différents dispositifs d’aides à l’évolution des besoins de la population ornaise. Le projet entend décloisonner les secteurs pour établir des passerelles entre eux tout en respectant leurs spécificités.

La convergence des politiques en direction des personnes âgées et des personnes en situation de handicap au sein d’un seul schéma de l’autonomie a permis de mobiliser un grand nombre de ressources et d’acteurs dont la recherche commune s’est orientée vers les réponses les plus personnalisées possible aux situations. La notion de parcours de vie est abordée, de façon transversale, pour les personnes âgées comme pour les personnes handicapées. L’objectif est de lutter contre les ruptures de parcours en le fluidifiant. Cet enjeu prend corps dans la volonté d’améliorer la coordination des interventions entre les différents partenaires tout en diversifiant et optimisant une offre de services enrichie.

Le schéma pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap s’articule autour de trois axes :

  • prévenir la perte d'autonomie et coordonner les interventions ;
  • accompagner au domicile et soulager les proches aidants ;
  • Adapter et diversifier l'offre d'hébergement médico-social pour fluidifier les parcours.

Culture

Les cinq Départements normands célèbrent l’histoire de la Normandie au travers de leurs Archives

Les services d’archives des cinq Départements normands ont engagé un travail commun sur l’histoire de la Normandie, qui débouchera au printemps 2017 sur une publication comprenant plus de 300 documents illustrant l’histoire normande et la richesse des fonds des archives départementales, ainsi que sur une exposition itinérante sur l’histoire normande. Cette exposition dont le thème porte sur « 1000 ans de Normandie » sera présentée dans chaque service des archives départementales, enrichie de documents originaux, et sera ensuite proposée en prêt aux collectivités et organismes.

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