23 novembre 2011
Le service hivernal du Conseil général
Alain Lambert, Président du Conseil général de l’Orne, à l’approche des premières gelées, a officiellement présenté l’organisation du service hivernal pour cet hiver 2011/2012.
L’occasion de rappeler les missions assurées par ce service 24h/24 et 7j/7 durant trois mois, mobilisé à partir du 28 novembre 2011 jusqu’au 27 février 2012.
Info routes 61 : l’état des routes en ligne
Le service en ligne
Info routes 61, site du Conseil général, informe sur l’état des routes en temps réel. Une carte interactive, mise à jour plusieurs fois par jour, classe les conditions de circulation en quatre niveaux : normal, délicat, difficile et impossible.
Un service mobilisé 24 h / 24 en cas d’intempéries
Plus de 250 agents du Conseil général sont mobilisés de la fin novembre à début mars pour le service hivernal des routes : surveillance météorologique, tournées sur le terrain par des patrouilleurs sur dix secteurs du département, remontées et diffusion de l’information, maintenance du matériel, traitement du verglas et de la neige sur les routes et gestion des stocks de sel.
En lien avec Météo France, le service des routes assure une veille météorologique quotidienne. Dès que les prévisions laissent entrevoir un risque météoroutier, les dix responsables d’intervention, en charge d’un secteur du département, sont placés en alerte. En fonction des phénomènes qu’ils observent sur le terrain au cours de leur patrouille, ils décident éventuellement le déclenchement d’interventions.
Lorsque les conditions de circulation sont dégradées, une information spécifique sur l'état des routes est diffusée chaque matin à 8h30 (6h30 lorsque les circonstances l’exigent) aux services de la préfecture, au centre régional d’information et de coordination routière de Rennes et aux médias locaux, dont les radios France Bleu Basse-Normandie et Normandie- FM.
Les routes classées par ordre prioritaire pour le traitement hivernal
- Priorité n°1 : Réseau principal structurant – 450 km – interventions 24h/24 et 7j/7.
- Priorité n°2 : Réseau principal non structurant – 530 km – interventions 24h/24 et 7j/7 à la suite du P1.
- Priorité n°3 : Réseau secondaire de désenclavement – 1 960 km – interventions en journée à la suite du P2.
- Priorité n°4 : Réseau secondaire autre – 2860 km – interventions pour raison de sécurité (non systématiques) en journée à la suite du P3.
Les nouvelles dispositions pour les transports scolaires
En expérimentation cette année sur trois secteurs scolaires (Gacé, Le Theil et Rémalard) : en cas de verglas ou de neige cet hiver, le transport scolaire sera assuré sur des circuits réduits, empruntant des routes salées et déneigées de niveau P1, P2, ou P3. L’objectif est d’interrompre au minimum l’arrêt des transports scolaires ou les remettre en service plus rapidement possible sur des circuits pré-établis reliant directement les centres bourg.
L’objectif est de transporter les ¾ des élèves en assurant 40 % des circuits. L’information des établissements scolaires et des familles sera organisée en amont et par voie de messagerie, Internet, SMS, ou presse.
Les principes d’intervention
Traitement préventif
épandage de sel ou de bouillie de sel sur la chaussée pour empêcher ou retarder la formation de verglas, uniquement sur le réseau des axes routiers principaux (niveau P1).
Traitement curatif
- Pour le verglas
Epandage de sel ou bouillie de sel sur la chaussée en quantités plus ou moins importantes – sur les routes de niveau P2, P3, et éventuellement P1 quand le phénomène n’a pas été prévu, - Pour la neige
Raclage au moyen d’une lame pour retirer le maximum de neige, la couche résiduelle étant traitée avec du sel ou de la bouillie de sel pour favoriser son élimination par la circulation.
Il n’y a pas de réel traitement préventif pour la neige ! Les quantités de sel répandues sur la chaussée ne peuvent que retarder l’instant où la neige va tenir au sol. Pour faire fondre une couche de 5 cm de neige avec une température de -5°C, il faudrait déposer 350 g de sel par m², soit 20 fois plus que les dosages courants.
Du sel en quantité : 7 000 tonnes en stock au Conseil général
Les quantités de sel répandues pendant la période hivernale dépendent de l’intensité des intempéries : elles varient de 2 500 t pour un hiver doux à plus de 10 000 t pour un hiver très rigoureux.
Pour faire face à ces besoins, le Conseil général dispose de stocks de sel répartis sur tout le département qui représentent 7 000 t disponibles au début de l’hiver. Ces stocks, reconstitués régulièrement, peuvent néanmoins diminuer rapidement puisqu’en période de fortes intempéries, on peut épandre jusqu’à 600 tonnes par jour.
Quelques repères sur l’utilisation du sel
En grains
efficace sous cette forme jusqu’à -6°C, il est s urtout utilisé en traitement curatif. Sur route sèche, il très rapidement rejeté sur les accotements par la circulation.
En saumure
le sel étant dissout préalablement dans l’eau, la saumure est efficace au-delà de -6°C mais son action est limitée dans le temps car au fur et à mesure que la glace fond, la concentration de sel diminue. La saumure est particulièrement adaptée pour le traitement préventif sur routes sèches.
En bouillie
mélange des deux formes précédentes, la bouillie en cumule les avantages sans en avoir les inconvénients : tenue au sol, action rapide et durable.
PRUDENCE ! L’adhérence ne redevient pas normale juste après le passage de la saleuse !
L’utilisation du sable
Le sablage, à ne pas confondre avec le salage, consiste à répandre des abrasifs qui ne font pas fondre le verglas ou la neige, mais qui permettent uniquement d’en « clouter » la surface pour en relever l’adhérence. Cette méthode est utilisée lorsque les fondants routiers sont inefficaces ou viennent à manquer…
Le sel et l’environnement
Chaque épandage se traduit par un déversement de 90 à 180 kg de sel par kilomètre en fonction du dosage. Sur la totalité de la période hivernale, cela représente selon la rigueur de l’hiver 1 à 12 tonnes par kilomètre sur une route de niveau prioritaire (P1).
Si les effets sur la faune et les nappes phréatiques sont négligeables, il s’avère néanmoins que les eaux de ruissellement enregistrent une augmentation de leur teneur en ions chlore (Cl-) et que la pénétration du sel dans les sols peut en réduire leur perméabilité.
C’est pourquoi les agents des routes veillent à doser au plus juste les quantités de sel répandues.
Les engins de service hivernal
Communément appelés « saleuses », les engins de service hivernal sont des camions équipés d’une saleuse automatique et d’une lame de déneigement. Les services du Département en comptent 33 dont 22 sont mobilisables 24h/24 et 7j/7. Ils sont destinés au déneigement du réseau principal.
Quelques chiffres
- 250 agents mobilisés
- Période : du 28 novembre 2011 au 27 février 2012
- 35 engins de service hivernal
- 7 000 tonnes de sel en stock
Le coût du service hivernal
Le maintien de la viabilité des routes en période hivernale a un coût qui varie selon la rigueur de l’hiver. De 0,7 M€ pour un hiver doux, il peut monter à 1,7 M€ pour un hiver très rigoureux comme celui de la saison 2009-2010.
Ces chiffres comprennent les fondants routiers, l’amortissement des engins de service hivernal, ainsi que la rémunération des astreintes et des heures supplémentaires effectuées par les agents.
Circuler en hiver : les conseils à suivre
Dès l’entrée de l’hiver
Contrôler et préparer son véhicule en l’équipant éventuellement de pneus « hiver ».
Avant le départ
S’informer sur les prévisions météorologiques ou les conditions de circulation et prendre des dispositions en conséquence (chaînes, vêtement chaud, eau, boisson chaude non alcoolisée, nourriture en cas de blocage).










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