15 mai 2018

Pont de la RD 300 sur la Vère à Caligny/Saint-Georges-des-Groseillers : des travaux prévus début juin

Pont de la RD 300 sur la Vère à Caligny/Saint-Georges-des-Groseillers

Le Département est responsable de plus de 2 100 « ouvrages d’art », ponts ou murs de soutènement, représentant une valeur à neuf supérieure à 410 millions d’euros.

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Le maintien de ce patrimoine est fondamental pour la circulation, pour l’économie et pour les finances départementales. Une surveillance continue et adaptée des ouvrages permet de prioriser les réparations. Cette surveillance est faite par les services du Conseil départemental, des prestataires extérieurs, et, pour les piles et fondations des ouvrages, par des entreprises spécialisées dans les subaquatiques par des plongeurs autonomes.

En 2017, 106 ouvrages ont été inspectés d’une manière détaillée et 531 autres visites (diagnostics, visites simplifiées, contre-visites, prises de mesures…) ont été réalisées. 15 ponts ont fait l’objet de visites par des plongeurs.

Les travaux prévus début juin

C’est ainsi que, compte tenu du niveau d’eau important, les culées (appuis d’extrémité) du pont de la RD 300 sur la Vère à Caligny/Saint-Georges-des-Groseillers ont été inspectées par les plongeurs de Réseaux et Fondations, entreprise de Bazoches-au-Houlme, spécialisée dans les inspections et travaux subaquatiques, le 1er mars 2018.

Cette visite d’inspection a mis en évidence la disparition de la dalle de pierres en fond de rivière joignant les culées, et un gros problème d’affouillement (trou) sous la culée nord. Cet affouillement met en danger la stabilité de l’ouvrage, et a conduit à limiter immédiatement le poids des véhicules autorisés à circuler sur le pont à 3,5 tonnes maximum.

L’affouillement a été provisoirement comblé par des sacs de béton enfoncés à force et fixés avec des tiges d’acier dès le 2 mars, mais cette solution ne permet pas de rétablir une circulation supérieure à 3,5 t sur l’ouvrage.

Un radier devra donc être reconstruit dans sa globalité pour assurer la stabilité future de l’ouvrage. De plus, un enrochement sera mis en place en amont de l’ouvrage pour éviter des désordres futurs. D’autres réparations de maçonnerie seront réalisées par la même occasion.

De tels travaux peuvent avoir un impact sur l’environnement naturel. Le conseil départemental est donc dans l’obligation de réaliser des études et de demander les autorisations de travaux aux services compétents. Compte tenu des délais nécessaires pour obtenir ces différentes autorisations, les travaux devraient commencer début juin.

La circulation reste donc limitée à 3,5 t jusqu’aux travaux. Elle sera alors coupée pendant 6 semaines environ.

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