17 juin 2018

Vernissage de l’exposition Nicolas Henry, Supershaktiman, un conte photographique à découvrir au Château de Carrouges

Cet été 2018, le Centre des monuments nationaux et le Conseil départemental de l’Orne vous proposent de découvrir au château de Carrouges le conte photographique de Nicolas Henry, au travers de son personnage principal Supershaktiman.

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Né en France en 1978, Nicolas Henry est diplômé des Beaux-Arts de Paris. Il a été formé dans l'industrie du cinéma en tant que  réalisateur de films à l'Emily Carr Institute of Art and Design à Vancouver, Canada.

Parallèlement à une carrière d’éclairagiste et de scénographe dans le spectacle (musique, danse contemporaine et théâtre), il a parcouru le monde pendant trois ans en tant que réalisateur pour le projet « 6 milliards d'autres » de Yann Arthus-Bertrand, il en a assuré la direction artistique  lors de l'exposition au grand Palais au début de 2009. Il poursuit son travail personnel, parcourant le monde afin de réaliser une série de portraits des ancêtres du monde entier « Les cabanes de nos grands-parents" (Editions Actes Sud), mélangeant installation plastiques et portraits photographiques. Ses travaux mixant photographies, sculptures ont été exposées dans le monde entier de New York au Japon, Népal, Nigéria, Corée en Argentine… Le film « Comfortably Lost » (2011) du réalisateur Quentin Clausin est basé sur l'histoire de ce théâtre vivant.

Il est présent aux rencontres d’Arles en 2014 et 2016. Cette même année, il a été récompensé par le prix Popcap'16 pour la photographie africaine. Son nouveau livre sur les communautés à travers le monde « Contes imaginaires autour du monde - World’s in the making » sort en 2016 aux Editions Albin Michel, il reçoit le prix Méditerranée du livre d’art 2017.

Le vernissage de cette exposition s’est déroulé samedi en présence de Christine Roimier, vice-présidente du Conseil départemental, représentant Christophe de Balorre, président.

Supershaktiman

Le conte, 

Le personnage central de ce conte photographique, est inspiré du héros populaire indien, Supershaktiman, sorte de superman local haut en couleur. Supershaktiman, va relier deux univers celui de l’Hindouisme et de l’Islam soufi. Porté par l’amour de  la belle Shamina, ces pérégrinations vont le porter du Rajasthan au Maroc, dans une lutte acharnée face aux multiples obstacles qui les éloignent d’une possible union.

Les décors sont réalisés sur place à l’aide d’une équipe locale, et les matériaux glanés dans la nature ou chez les gens. L’assemblage se fait  à l’aide principalement de cordages et de bois ou bambous. Beaucoup de gens viennent assister à ces « représentations » spontanées où s’élève la parole. Le matériel de prises de vue comprend 8 flash Bowens 400 avec leurs accessoires et les images prises avec un Canon 5 Dsr ou un Phase one P45 +.

Le conte narre les liens tissés par les siècles entre les deux religions. La forme du conte philosophique, à la dramaturgie  orientale, narre une recherche spirituelle, hymne à la liberté, loin des extrémismes actuels et de leurs liens au politique.

Fanfares, éléphants, chameaux, saris colorés, tanneries géantes, architectures somptueuses plongées vertigineuses dans les baolis, palais orientaux décrépis, ateliers de femmes, et monceaux de poubelles composent les éléments de ce récit délirant et rocambolesque traversé par les couleurs et les décors somptueux de l’Inde et du Maroc.

Le projet a été accueilli par l’institut français de Fès et présenté aux rencontres internationales de la photographie. Une tournée a lieu au Maroc sur 2017. La réalisatrice Sibylle d’Orgeval a réalisé deux documentaires sur ce travail pour la chaine Voyage. De larges installations ont été mises en scènes au festival de littérature de Jaipur en Janvier 2018.

L’exposition,

Nicolas Henry a travaillé avec une équipe de Jaipur pendant un mois afin de créer une série unique de 60 tirages nous contant les aventures de son héros. Le rendu est unique, entre la peinture et la photographie et invente une forme contemporaine de bas-reliefs.

C’est ce travail que nous vous invitons à venir découvrir.

  • Expositions personnelles

2018 : Festival de Littérature de Jaipur, Inde
2017 : DuSable Museum of African American History, Chicago
2016 : Parcours extérieur sur la coulée verte de Nice, Centre dramatique national de Nice.

             « The Noa Arck », exposition permanente à « The Farm », Collection Ritou and Surya Singh, Jaipur, Inde

             « The Tikihawa Chandelier », installation d’un mobile géant pour l’architecture du     lycée français de Chicago

              Contes autour du monde, parc de champagne Reims

              Contes autour du monde, Médiathèque et cité des sablières, Neuilly sur Marnes

  • Expositions collectives

2018 : Festival de Littérature de Jaipur, Inde

           Ile de Gorée, Sénégal, à l’occasion de la biennale de Dakar 

2017 : « Vers L’autre », Commissariat Blandine Roselle, Maison Populaire - Montreuil
2016 : « Tear My Bra », Rencontres internationales de la photographie, Arles

             Nuits des images, musée de l’Elysée, Suisse

             Prix POPCAP’16 pour la photographie contemporaine Africaine 

             « Chroniques Nomades », Abbaye Saint Germain, Auxerre

2015 : Biennale Urbi & Orbi, Sedan
2014 : Lagos Photo Festival, Nigéria

           Centre culturel André Malraux, résidence la Capsule, Le Bourget

           Espace culturel Maurice Utrillo, Pierrefitte

           Château de la doucette, Drancy

  • Publications 

Monographie « Les cabanes de  nos grands parents », Editions Actes Sud, 2011.
Monographie « Cabanes imaginaires autour du monde », Editions Albin Michel, 2016.

  • Films et installations vidéo

Réalisateur du projet « 6 milliards d’autres » de Yann Arthus-Bertrand,
Directeur artistique de l’exposition au Grand Palais, Paris, 2005-2008.
Sortie aux Etats-Unis du long-métrage "Confortably Lost" par le réalisateur Quentin Clausin, film de fiction sur le projet « les cabanes de nos grands-parents »

  • Eclairagiste et scénographe

« Gueules cassés »,  mise en scène Anthony Leroy et Sandra Moubarak, scène nationale d’Amiens, 2015
« L’Odyssée » d’après Homère, mise en scène Claude Buchwald, MC93, Abbaye d’Ardenne, théâtre de la tempête, 2004
« La voie est libre » aux Bouffes du Nord, 2004
« Le vrai faux mariage de la caravane passe », Cabaret sauvage, Bataclan, 2000-2005

Pratique :
Nicolas Henry, photographies
Du 16 juin au 2 septembre 2018
Château Carrouges
Tous les jours de 10h à 12h45 et de 14h à 18h (jusqu’à 17h les 1er et 2 septembre) – Entrée libre

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