Augustin de Romanet

Augustin de Romanet

Président Directeur Général des Aéroports de Paris

A la tête d’Aéroports de Paris (ADP), Augustin de Romanet n’oublie pas l’Orne, département dont toute sa famille paternelle est issue. Même en plein Paris, les arbres de son enfance ne sont jamais loin.

Il est ce qu’on appelle « un grand commis de l’Etat », de ces hommes qui ont toujours servi l’intérêt général. Au plus haut niveau (secrétaire général adjoint de l’Elysée sous la présidence de Jacques Chirac) comme au plus modeste (conseiller municipal de Bellême, élu en 1989 et reconduit pendant trois mandats), Augustin de Romanet a, en permanence, agi pour le service public.

Après une scolarité à Tours puis à Paris (Sciences-Po et l’ENA), il intègre le ministère de l’Economie et des Finances et commence une carrière dans les cabinets ministériels. Or, ce Parisien est avant tout un Ornais, « de l’Est de l’Orne » précise-t-il. Même si l’homme est né le 2 avril 1961 à Boulogne-Billancourt (« puis mon père a habité au Mans »), ses origines sont dans ce département.

« C’est vraiment une histoire inscrite dans un triangle qui va de Courgeoût à Bellou-le-Trichard, en rejoignant Bellême. Je considère que mes racines sont là. Elles sont mêmes dans les arbres. Les week-ends, j’accompagnais mon grand-père, expert forestier qui en martelait, en cubait ou en plantait. C’est de là peut être que vient mon appétence pour le long terme. »

Sa vie professionnelle, très vite parisienne, lui fera quitter les arbres de sa campagne ornaise. D’un ministère à un autre, de celui de l’Economie à l’Elysée en passant par le Budget et Matignon, il occupe différents postes de directeur de cabinet. En 2007, Augustin de Romanet est nommé à la direction générale de la Caisse des dépôts et consignations, puis il succède, en novembre 2012, à Pierre Graff à la tête d’Aéroports de Paris (ADP). Un nouveau challenge s’ouvre à lui.

Désormais Pdg d’une société cotée en Bourse détenue à plus de 50 % par l’Etat, il dirige une entreprise, forte d’un chiffre d’affaires attendu en 2013 de 2,7 milliards d’euros et de 8.000 employés, incontournable dans le ciel parisien et au-delà. Si ADP exploite les aéroports de Paris (Roissy Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget), ainsi qu’une dizaine de terrains d’aviation en région parisienne, elle gère aussi des aéroports à l’étranger (en Algérie, Jordanie, Ile Maurice, Guinée), sans oublier des participations dans des aéroports au Mexique ou en Turquie. Mais de nouveaux défis attendent le nouveau président. « Dans les cinq ans, ADP doit améliorer sa qualité de service mais aussi être leader mondial dans la construction et l’exploitation des aéroports. Il nous faut créer de la richesse. Pour cela, nos ingénieurs savent gérer la complexité », souligne le Pdg, dont le nouveau terrain de jeu n’est plus seulement la France mais le monde.

Si les arbres de son enfance sont un peu loin (il revient quand même dans l’Orne régulièrement), ceux du boulevard Raspail, siège actuel d’ADP, seront demain orphelins. Le siège de l’entreprise devrait en effet rejoindre Roissy CDG. La vue sera alors complètement dégagée sur le ciel, le nouvel espace d’Augustin de Romanet.

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