Pierre Gagnaire

Pierre Gagnaire

Chef cuisinier

La cuisine de Pierre Gagnaire ne connaît pas de frontières. Si ses restaurants à travers le monde sont nombreux, c’est dans l’Orne qu’il aime se reposer. Là, le grand chef parisien trouve calme, bonheur et… produits locaux. Les ingrédients de sa recette préférée.

Restaurateur étoilé, Pierre Gagnaire aime à se présenter comme un « cuisinier ». Venu de Saint-Etienne où il débuta sa carrière professionnelle, puis Londres, il est désormais installé à Paris. Mais la capitale n’est pas sa seule base. Eparpillés dans de nombreux pays, des restaurants portent son nom. « Je suis un artisan. Pas un homme d’affaires. Mon cœur de métier c’est de bricoler des trucs. » Ses « bricoles », comme il dit, lui font conserver ses 3 étoiles acquises à Saint-Etienne. Réputée, sa cuisine très créative utilise notamment des applications de la gastronomie moléculaire. Sa collaboration avec le chimiste de l’INRA, Hervé This, est désormais célèbre. Elle donnera même lieu à la publication d’un ouvrage.

A côté de la réussite et du succès, entre son appartement parisien et les aéroports qu’il fréquente souvent, Pierre Gagnaire cherche aussi calme et tranquillité. « On a senti le besoin de trouver un endroit où l’on puisse se poser. » Pour le futur résident, deux vertus étaient indispensables à réunir : être près de Paris et acheter à des prix raisonnables. Très vite, l’Orne s’impose. Une visite un week-end dans le Perche et le déclic se fait. « Ce qu’on a trouvé était au-delà de nos espérances. On a rencontré le bonheur. C’est une région charmante, pleine de surprises et de vertus », souligne l’heureux propriétaire qui, voilà deux ans, s’y est marié.

Un point de chute pour la famille

Installé dans la commune « Les menus » (ça ne s’invente pas !), Pierre Gagnaire ne regrette pas son choix. « Ma femme vient tous les week-ends et aux vacances. Dès que je peux, je l’y retrouve. » L’atout de la proximité joue à plein. « Que ce soit en voiture ou en train à partir de la gare Montparnasse, le trajet est rapide. Ça permet de rejoindre assez vite la maison. » Le lieu de villégiature est aussi devenu lieu de rassemblement. « C’est pour moi un lieu de repos, un point de chute où la famille se retrouve. »

La rencontre avec la terre et ses produits ne pouvait pas le laisser indifférent. « Je suis fou de cidre. J’adore les produits normands. Tous les produits ont une histoire, à condition qu’ils soient de qualité. A Mortagne-au-Perche, j’ai trouvé de la gelée de coquelicots. » La fête du boudin garde aussi en mémoire sa participation. « Ma cuisine, c’est le monde ! » répète souvent Pierre Gagnaire. De Honk Kong à Dubaï, de Séoul à Courchevel, de Londres à Las Vegas, sans oublier Paris et la rue Balzac… La liste de ses restaurants est longue. « Ils ne sont pas tous à moi. Je vends seulement mon nom. Ma fierté vient du fait que l’histoire dure toujours. » Directement sous sa responsabilité et sous ses ordres, soixante salariés travaillent pour lui. Et bientôt, un nouvel établissement ouvrira ses portes à Moscou. Comme un clin d’œil à son département d’adoption, il portera le nom « Les Menus ». L’Orne à la sauce russe ou la dernière recette réussie de Pierre Gagnaire !

Site officiel de Pierre Gagnaire