Le plan de viabilité hivernale

Le plan de viabilité hivernaleAccédez aux conditions de circulation en temps réel sur "Infos routes 61"

Un service mobilisé 24 h / 24 en cas d’intempéries

Plus de 250 agents du département sont mobilisés de la fin novembre à début mars pour le service hivernal des routes : surveillance météorologique, tournées sur le terrain par des patrouilleurs sur dix secteurs du département, remontées et diffusion de l’information, maintenance du matériel, traitement du verglas et de la neige sur les routes et gestion des stocks de sel.

 En lien avec Météo France, le service des routes assure une veille météorologique quotidienne. Dès que les prévisions laissent entrevoir un risque météoroutier, les dix responsables d’intervention, en charge d’un secteur du département, sont placés en alerte. En fonction des phénomènes qu’ils observent sur le terrain au cours de leur patrouille, ils décident éventuellement le déclenchement d’interventions.

Lorsque les conditions de circulation sont dégradées, une information spécifique sur l'état des routes est diffusée chaque matin à 8h30 (6h30 lorsque les circonstances l’exigent) aux services de la préfecture, au centre régional d’information et de coordination routière de Rennes et aux médias locaux, dont les radios France Bleu Basse-Normandie et Normandie-FM.

Les routes classées par ordre prioritaire pour le traitement hivernal

  • Réseau n°1 (priorité 1) : 450 km – interventions 24h/24 et 7j/7.
  • Réseau n°2 (priorité 2) : 530 km – interventions 24h/24 et 7j/7 à la suite du réseau n°1.
  • Réseau n°3 (priorité 3) : 1 960 km – interventions en journée à la suite du réseau n°2.
  • Réseau n°4 (priorité 4) : 2 860 km – interventions pour raison de sécurité (non systématiques) en journée à la suite du réseau n°3.

Les nouvelles dispositions pour les transports scolaires

En cas d’intempéries, le département ou la Préfecture peuvent être obligés de suspendre certains circuits scolaires et aussi des lignes régulières. Parfois, le mauvais temps annoncé ne présentant pas partout les mêmes risques, il n’est pas possible de prendre des dispositions générales.

Dans ce cas, il appartient aux transporteurs en liaison avec leurs conducteurs, d’évaluer localement la situation et de déterminer s’il est possible de réaliser les services dans des conditions de sécurité acceptables. Les établissements, les parents, la presse et les élus sont alors informés par courriel* – un message vocal est laissé sur le standard du service des transports de 17h30 à 8h30 le lendemain. Les décisions sont également affichées sur la page d’accueil de ce site.

En expérimentation l’hiver dernier sur trois secteurs scolaires (Gacé, Le Theil-sur-Huisne et Rémalard), le service adapté aux intempéries a permis de transporter près de 75% des élèves avec des linéaires de circuits réduits de 60%.

Les principes d’intervention

Traitement préventif

épandage de sel ou de bouillie de sel sur la chaussée pour empêcher ou retarder la formation de verglas, uniquement sur le réseau des axes routiers principaux (niveau P1).

Traitement curatif

  • Pour le verglas
    Epandage de sel ou bouillie de sel sur la chaussée en quantités plus ou moins importantes – sur les routes de niveau P2, P3, et éventuellement P1 quand le phénomène n’a pas été prévu,
  • Pour la neige
    Raclage au moyen d’une lame pour retirer le maximum de neige, la couche résiduelle étant traitée avec du sel ou de la bouillie de sel pour favoriser son élimination par la circulation.

Il n’y a pas de réel traitement préventif pour la neige ! Les quantités de sel répandues sur la chaussée ne peuvent que retarder l’instant où la neige va tenir au sol. Pour faire fondre une couche de 5 cm de neige avec une température de -5°C, il faudrait déposer 350 g de sel par m², soit 20 fois plus que les dosages courants.

Du sel en quantité : 6 000 tonnes en stock au Conseil départemental

Stocks de sel Les quantités de sel répandues pendant la période hivernale dépendent de l’intensité des intempéries : elles varient de 2 500 t pour un hiver doux à plus de 10 000 t pour un hiver très rigoureux.

Pour faire face à ces besoins, le département dispose de stocks de sel répartis sur tout le département qui représentent 7 000 t disponibles au début de l’hiver. Ces stocks, reconstitués régulièrement, peuvent néanmoins diminuer rapidement puisqu’en période de fortes intempéries, on peut épandre jusqu’à 600 tonnes par jour.

Quelques repères sur l’utilisation du sel

En grains

efficace sous cette forme jusqu’à -6°C, il est s urtout utilisé en traitement curatif. Sur route sèche, il très rapidement rejeté sur les accotements par la circulation.

En saumure

le sel étant dissout préalablement dans l’eau, la saumure est efficace au-delà de -6°C mais son action est limitée dans le temps car au fur et à mesure que la glace fond, la concentration de sel diminue. La saumure est particulièrement adaptée pour le traitement préventif sur routes sèches.

En bouillie

mélange des deux formes précédentes, la bouillie en cumule les avantages sans en avoir les inconvénients : tenue au sol, action rapide et durable.

PRUDENCE ! L’adhérence ne redevient pas normale juste après le passage de la saleuse !

L’utilisation du sable

Le sablage, à ne pas confondre avec le salage, consiste à répandre des abrasifs qui ne font pas fondre le verglas ou la neige, mais qui permettent uniquement d’en « clouter » la surface pour en relever l’adhérence. Cette méthode est utilisée lorsque les fondants routiers sont inefficaces ou viennent à manquer…

Le sel et l’environnement

Chaque épandage se traduit par un déversement de 90 à 180 kg de sel par kilomètre en fonction du dosage. Sur la totalité de la période hivernale, cela représente selon la rigueur de l’hiver 1 à 12 tonnes par kilomètre sur une route de niveau prioritaire (P1).

Si les effets sur la faune et les nappes phréatiques sont négligeables, il s’avère néanmoins que les eaux de ruissellement enregistrent une augmentation de leur teneur en ions chlore (Cl-) et que la pénétration du sel dans les sols peut en réduire leur perméabilité.

C’est pourquoi les agents des routes veillent à doser au plus juste les quantités de sel répandues.

Les engins de service hivernal

Communément appelés « saleuses », les engins de service hivernal sont des camions équipés d’une saleuse automatique et d’une lame de déneigement. Les services du Département en comptent 33 dont 22 sont mobilisables 24h/24 et 7j/7. Ils sont destinés au déneigement du réseau principal.

Quelques chiffres

  • 250 agents mobilisés
  • Période : du 30 novembre 2012 au 1er mars 2013
  • 34 engins de service hivernal
  • 6 000 tonnes de sel en stock

Le coût du service hivernal

Engins d'entretien Le maintien de la viabilité des routes en période hivernale a un coût qui varie selon la rigueur de l’hiver. De 0,7 M€ pour un hiver doux, il peut monter à 1,7 M€ pour un hiver très rigoureux comme celui de la saison 2009-2010.

Ces chiffres comprennent les fondants routiers, l’amortissement des engins de service hivernal, ainsi que la rémunération des astreintes et des heures supplémentaires effectuées par les agents.

Circuler en hiver : les conseils à suivre

Dès l’entrée de l’hiver

Contrôler et préparer son véhicule en l’équipant éventuellement de pneus « hiver ».

Avant le départ

S’informer sur les prévisions météorologiques ou les conditions de circulation et prendre des dispositions en conséquence (chaînes, vêtement chaud, eau, boisson chaude non alcoolisée, nourriture en cas de blocage). 

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