5 décembre 2019

Charte d’entretien des espaces publics : remise de 13 nouveaux labels

Charte d’entretien des espaces publics : remise de 13 nouveaux labels

La liste des signataires de la Charte d’entretien des espaces publics – plus de 100 collectivités ornaises – ne cesse de s’allonger, sous l’impulsion du Conseil départemental de l’Orne et du Syndicat départemental de l’eau.

Soyez le 1er à réagir Thème :

Ce jeudi 5 décembre, à l’Hôtel du Département, à Alençon, 13 nouveaux nominés ont reçu le label régional, récompensant leurs « bonnes pratiques » et les encourageant à poursuivre leurs efforts. De très nombreux élus ont pris part à cette cérémonie, dont Charlène Renard, vice-présidente du Conseil départemental de l’Orne, représentant Christophe de Balorre, président, ainsi que Patrick Cousin, premier vice-président du Syndicat départemental de l’eau.

 remise de 13 nouveaux labels

Traiter mieux les espaces publics ; réduire, voire supprimer les produits phytosanitaires, c’est-à-dire les pesticides dans les lieux publics où ils sont encore autorisés : tel est l’objectif de la démarche validée par les collectivités ornaises qui signent la charte d’entretien des espaces publics.

Depuis 2006, le Conseil départemental de l’Orne et le syndicat départemental de l’eau sensibilisent, avec leur partenaire, la FREDON, les collectivités afin qu’elles n’utilisent plus de produits phytosanitaires, pour l’entretien des espaces publics.

Cette sensibilisation pour la préservation de l’environnement, menée activement sous l’impulsion du Conseil départemental de l’Orne, et du Syndicat départemental de l’eau, s’est considérablement amplifiée au cours de ces dix dernières années. Non seulement les collectivités sont plus nombreuses à se mobiliser, mais elles s’efforcent à améliorer peu à peu leurs pratiques, atteignant ainsi le « niveau 1 » de labellisation, puis le « niveau 3 ».

La prévention des pollutions est devenue un enjeu prioritaire. Elle concerne à la fois la santé publique et la protection de l’environnement.

Or, villes et villages peuvent être sources de pollutions des eaux. Une des raisons : l’utilisation de produits phytosanitaires, notamment pour entretenir les cimetières et terrains de sports fermés au public, là où ces produits sont encore autorisés. L’imperméabilité des sols favorise le transfert des produits chimiques directement vers les cours d’eaux, ruisseaux et rivières et les nappes phréatiques.

Améliorer la qualité de l’eau à sa source, protéger les écosystèmes mais aussi la santé des hommes : tels sont les objectifs poursuivis dans le cadre de la Charte d’entretien des espaces publics initiée dans l’Orne dès 2006. Une démarche associant différents partenaires (les Départements de la Manche et du Calvados, ainsi que les agences de l’eau Loire-Bretagne et Seine-Normandie), lancée sous l’impulsion de la fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (FREDON) de Basse-Normandie.

Une charte en trois étapes

Pour toute collectivité, la signature de la charte traduit un engagement en faveur de la mise en œuvre de pratiques plus respectueuses de l’environnement dans l'entretien des espaces publics dont elle a la charge.

Par des méthodes plus douces, l'intervention du personnel est raisonnée et l'emploi des produits phytosanitaires (désherbants, insecticides…) est strictement cadré. Peu à peu, les produits chimiques sont remplacés par d’autres techniques (désherbage thermique ou mécanique) et des actions de prévention (comme le paillage ou la pose de couvre-sol).

Signer la charte d’entretien des espaces publics, c’est s’engager concrètement à réaliser un audit des pratiques, à mener des actions de sensibilisation des agents et des habitants, ainsi qu’à suivre des actions de formation à l’entretien des espaces publics, avec le soutien financier du Syndicat départemental de l’eau, du Conseil départemental de l’Orne et des agences de l’eau (Seine-Normandie et Loire-Bretagne).

Jusqu’à fin 2018, trois niveaux d’engagement étaient proposés, correspondant à trois niveaux de labellisation :

  • « Traiter mieux » - le niveau 1, label « une feuille » : c’est bien connaître les produits pour mieux les utiliser en termes d’usage et de dosage, apprendre à étalonner (adapter la pulvérisation à chaque usage), bénéficier d’un audit pour mettre les conditions de stockage et le matériel aux normes, connaître les règles de nettoyage du matériel, d’élimination des déchets, de protection des utilisateurs, de respect des Zones non Traitées et des délais de rentrée à l’issue d’un traitement…
  • « Traiter moins » - le niveau 2, label « 2 feuilles » : c’est s’engager à réaliser un plan d’entretien phytosanitaire des espaces publics, tester des techniques alternatives au désherbage chimique et réaliser des aménagements pour limiter les interventions chimiques.
  • « Ne plus traiter du tout chimiquement » - le  niveau 3, label « 3 feuilles » : c’est faire le choix d’un entretien uniquement mécanique ou thermique (vapeur ou eau chaude) et/ou de l’utilisation des couvre-sol (en techniques préventives).

Depuis 2019, seul le niveau 3 est possible au regard de l’évolution de la réglementation.

Les récipiendaires de 2017 à 2019

Label « une feuille », le niveau 1 : les communes de Domfront-en-Poiraie ; Joué-du-Bois, Rânes ; Saint-Brice-sous-Rânes ; Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois ; Saint-Martin-l’Aiguillon ; Tinchebray-Bocage ; Val-au-Perche

Label « trois feuilles », le niveau 3 : les communes de Chanu ; La Gonfrière ; Montsecret-Clairefougères ; Saint-Pierre-d’Entremont et Sevrai.

 remise de 13 nouveaux labels

Share Button