Vœux 2026 teintés d’optimisme, lundi soir, de la part du président du Conseil départemental, Christophe de Balorre. Notant « les avancées significatives acquises en 2025 », il a exhorté les “forces vives“ de l’Orne à « jouer collectif », pour « favoriser les initiatives, privilégier le bon sens et fédérer les énergies ».
Vœux 2026 teintés d’optimisme, lundi soir, de la part du président du Conseil départemental, Christophe de Balorre. Notant « les avancées significatives acquises en 2025 », il a exhorté les “forces vives“ de l’Orne à « jouer collectif », pour « favoriser les initiatives, privilégier le bon sens et fédérer les énergies ».
Actualité - 05/01/2026
« D’une année à l’autre, une situation singulière persiste. Elle impacte directement notre quotidien. Elle fragilise nos collectivités et nos institutions. ». Face à ce constat, partagé, le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre, s’est voulu optimiste : « Les succès de 2025 doivent nourrir tous nos espoirs pour 2026. Les séquences plus difficiles nous donnent de croire dans un avenir meilleur ». Et d’assurer, à l’adresse des Ornaises et des Ornais : « Vos besoins orientent nos priorités, vos attentes inspirent nos projets ! »
Le budget 2026 du Conseil départemental, voté fin novembre, consacre 90 M€ à des investissements d’avenir. « Concrètement, le Département soutient l’activité économique, dans le domaine des routes, avec notamment la fin de la mise à “2 fois 2 voies” de la RD 924 Flers-Argentan et la Nationale 12, dans le domaine du bâtiment également, avec les opérations de réhabilitation lourdes de collèges et la construction d’une nouvelle Maison des enfants et du Centre parental, à Alençon », a souligné le président de Balorre.
L’activité économique à un bon niveau
Collèges, santé, fibre optique à l’habitant, téléphonie mobile, protection de l’environnement, accompagnement des plus vulnérables : le président a passé en revue les principaux chantiers du Département. Saluant « l’action conduite dans un dialogue constructif avec l’État en local », il a appelé de ses vœux « la mobilisation de nos parlementaires pour que les collectivités locales ne soient plus la variable d’ajustement d’un budget au rabais », réclamant rien de plus que « les moyens nécessaires à la conduite de nos politiques publiques, notamment dans le domaine des solidarités, toujours imposées d'en-haut mais non financées par l'État central ».
S’agissant de l’action sociale, qui engage 70% du budget départemental, Christophe de Balorre a rappelé le nouveau cadre dévolu au suivi des bénéficiaires du Revenu de solidarité active, le RSA, pour « renforcer les contrôles » et « accélérer chaque parcours vers l’insertion professionnelle ».
Et le président d’insister : « Contrairement à l’idée reçue, et sans doute trop facilement relayée, l’activité économique stagne à un bon niveau. L’emploi a même enrayé une légère décrue. Alors que la croissance est en hausse, un constat demeure hallucinant : en dépit d’un nombre conséquent d’inactifs, nos entreprises ne parviennent toujours pas à recruter ! ». La preuve par les chiffres : « L’Orne compte à ce jour 6 000 bénéficiaires du RSA et près de 3 300 offres d’emploi non satisfaites. »
Les « anomalies » du recensement
D’autres chiffres ont été cités par Christophe de Balorre, ceux du recensement de la population. L’occasion d’assurer que « de nombreux habitants élisent domicile à Paris ou sur le littoral lorsqu’ils sont propriétaires d’une double résidence, pour des raisons purement fiscales, c’est-à-dire pour ne pas payer la taxe d’habitation, qui plus est majorée, et éviter l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) dont la résidence principale est exclue ! » Résultat : « Avec 18 000 résidences secondaires que compte l’Orne, environ 40 000 habitants ne sont pas comptabilisés comme tels lors des recensements, alors qu’ils vivent et travaillent réellement dans notre département. »
Le président y voit « une anomalie », qu’il a dénoncée haut et fort, appelant les parlementaires à l’aide. Les chiffres de la population municipale étant retenus par l‘État pour le calcul de la dotation de base, la DGF (Dotation globale de fonctionnement), « le manque à gagner est estimé dans l’Orne à 6 M€ pour l’ensemble des communes et à 4 M€ pour le Conseil départemental ». Ce qui n’est pas rien !
L’engagement des élus de terrain
Face aux représentants de la profession agricole, Christophe de Balorre a regretté « ce contexte national et européen qui attise une vive colère », soulignant le rôle essentiel des agriculteurs « qui font battre le cœur de notre ruralité et nourrissent la population ». Il « partage la profonde douleur des éleveurs touchés par la tuberculose ou toute autre maladie, dont les troupeaux sont anéantis du jour au lendemain ».
À l’approche des élections municipales de mars, le président du Département a rappelé combien « les communes et les intercommunalités demeurent le socle le plus efficient de l’action publique, la pierre angulaire de notre démocratie ». Reconnaissant « l’engagement des élus de terrain, à la tâche même lorsque l’État vacille », il a remercié celles et ceux qui ont fait le choix de ne pas se représenter. Aux autres, candidats ou en passe de l’être, il a souhaité « le meilleur ».
Les forces de sécurité intérieure non pas été oubliées, au moment où « les dérives qui assaillent notre société n’épargnent pas le milieu rural », comme l’a déploré le président du Conseil départemental. Un « hommage appuyé » a été rendu aux policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers, mais aussi aux agents pénitentiaires, aux personnels de santé et de service à la personne, avant de « condamner avec la plus grande fermeté tous les actes d’intimidation, voire de violence, dont ils sont trop souvent la cible. Face à leurs auteurs, la main de la Justice ne doit pas trembler ! ».
« Concourir à la concorde »
Alors qu’il venait de souligner, face au nouveau sous-préfet d’Argentan, arrivé tout droit de Lisieux, « les liens étroits entre l’Orne et la cité calvadosienne, par l’entremise de Thérèse Martin, tantôt Sainte-Thérèse de Lisieux, tantôt Sainte-Thérèse d’Alençon, c’est selon… », Christophe de Balorre a eu des mots choisis à l’endroit des représentants des cultes : « C’est bien à toutes les forces spirituelles de concourir à élever les nations et les peuples, au-delà de leurs seuls intérêts matériels, et à agir pour la paix et pour la tolérance. Je sais combien votre action favorise la compréhension entre nos concitoyens et dissuadent tous ceux qui seraient prêts à diffuser un message de haine. »
Et le président du Conseil départemental de conclure : « Chacun à notre place, avec des approches et des actes pourtant bien différents, mesurons notre chance de participer au même idéal : unir notre pays et concourir à la concorde. »