Comité SDE octobre 2026 ©CD61

La ressource en eau reste fragile

Le point sur la ressource en eau à fin octobre laisse entrevoir une situation globalement fragile. Seuls plusieurs mois de pluies abondantes pourraient durablement inverser la tendance.

Actualité - 29/10/2026

L’Orne n’en a pas encore fini avec la sécheresse et ses effets persistants sur la ressource en eau. « À fin octobre, la situation reste fragile », assure Christophe de Balorre, président du Syndicat départemental de l'eau (SDE). « Seules des pluies régulières et abondantes, de novembre à mars, permettront d’inverser durablement la tendance ! », confirme-t-il, à l’issue d’une réunion du comité du SDE, ce jeudi 29 octobre. 

Carte de la Situation piézométrique de l'Orne au 27 octobre 2026 ©CD61

« Favoriser les économies »

À l’Ouest de l’Orne, où la ressource est directement tributaire des cours d’eau, les bonnes averses d’octobre ont fait remonter les niveaux, sécurisant l’approvisionnement au robinet. « Une bonne nouvelle, au moins pour les quelques semaines à venir ! », assure Christophe de Balorre. C’est en effet un secteur fragile, où le volume des précipitations est directement impactant.

À l’Est du département, où l’intégralité de l’eau potable distribuée provient des forages, les nappes sont au plus bas. « La recharge n’est pas encore amorcée et si elle ne s’opère massivement pas au cours des mois qui viennent, nous allons au-devant de possibles ruptures dès le retour des beaux jours », déplore le président du SDE. Très largement entamé par les épisodes caniculaires successifs, « le stock sera certainement long à reconstituer totalement ».

Conscient que « la situation reste globalement fragile », Christophe de Balorre prône « la vigilance de tous, particuliers comme professionnels » et « invite chacun à continuer à privilégier les gestes du quotidien et les équipements qui favorisent les économies d’eau ». Et le président d’ajouter : « De leur côté, le Conseil départemental et le Syndicat départemental de l’eau œuvrent de concert pour que les habitants disposent d’une eau de qualité et en quantité suffisante. La lutte contre les réseaux fuyards et la recherche de nouvelles ressources souterraines y participent ; plusieurs opérations sont lancées avec les syndicats locaux et les intercommunalités, d’autres vont suivre. »