En dépit d’un contexte économique et météorologique inhabituel, juillet a permis au tourisme ornais de tirer son épingle du jeu. Et août promet déjà de lui redonner de belles couleurs.
En dépit d’un contexte économique et météorologique inhabituel, juillet a permis au tourisme ornais de tirer son épingle du jeu. Et août promet déjà de lui redonner de belles couleurs.
Actualité - 05/08/2026
« Il est encore trop tôt pour tirer un tout premier bilan de l’activité touristique. Juillet s’est lancé timidement, voire avec hésitation, face à la baisse persistante du pouvoir d’achat et à la hausse inédite de chaleurs devenues caniculaires. Pour autant, les principaux sites touristiques ornais ont tiré leur épingle du jeu », assure le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre. Ainsi, le Haras du Pin, le village de Camembert, la Petite cité de caractère de Saint-Céneri-le-Gérei, le Musée-mémorial de Montormel ou encore la cité percheronne de Bellême confirment une bonne fréquentation.
« À fin juillet, seules quelques remontées ont pu être consolidées. Le mois a été marqué par une progression sensible de la clientèle scandinave et, sur plusieurs créneaux, un ticket moyen en hausse », compile le président de Balorre. De leur côté, ses équipes de Tourisme 61, service du Conseil départemental, soulignent « l’intérêt porté à notre département par la presse magazine, les influenceurs et de nombreux médias qui “aiment” l’Orne, le font savoir et mettent souvent en lumière de belles pépites ».
“Le temps de vivre”
Face aux premiers chiffres fournis par les Gîtes de France, avec des taux de fréquentation qui frôlent les 100 %, l’optimisme est de mise. D’autant plus que les feux semblent également au “vert” dans les autres réseaux. « Août va redonner de belles couleurs au tourisme ornais ! », assure le patron du Département.
« Tourisme vert et court-séjour sont les deux “mamelles” de l’Orne », résume un habitué, pour qui « ce département rural a toutes les cartes en mains pour répondre aux attentes : de majestueuses forêts, une campagne préservée, des voies vertes et sentiers de randonnée accueillants, un patrimoine remarquable disséminé sur l’ensemble du territoire, des savoir-faire artistiques et artisanaux mis en valeur, une gastronomie hors pair, sans oublier plein de belles initiatives et de bonnes idées, développées par des professionnels et les habitants eux-mêmes ».
Cette analyse est pleinement partagée par le président de Balorre : « L’Orne est devenue une destination idéale de “slow tourisme”, on y prend le temps de “goûter” chaque instant, sans modération, et le temps de vivre, sans tension ni horaire ! »
Voiture, camping-car, vélo
Les Ornais célèbres et leurs attaches locales attirent les touristes, comme Marie Harel (Camembert), le philosophe Alain (Mortagne-au-Perche), la Comtesse de Ségur (Aube), la Dame aux Camélia (Pays d’Auge), le comédien Jean Gabin (Moulins-la-Marche), le peintre Henri Fantin-Latour (Buré), les artistes Fernand Léger et André Mare (Argentan), l’entrepreneur Aristide Boucicault (Bellême), l’acteur François Morel (Flers).
Le tourisme religieux conserve ses fidèles, autour de Sainte-Thérèse et de ses parents (Alençon), avec l’Œuvre et la basilique Notre-Dame-de-Montligeon (La Chapelle-Montligeon), mais aussi du côté de l’abbaye de La Trappe (Soligny-la-Trappe) et de la cathédrale diocésaine (Sées). Le cheval n’est pas en reste, avec des haras prestigieux à visiter et de belles journées de courses sur les hippodromes, que l’Orne a su préserver aux rangs de son patrimoine ancestral.
« Les rendez-vous culturels de l’été boostent l’activité », reconnaissent les animateurs de Tourisme 61, pointant des expositions-phares : Gustave Courbet (Alençon), Raoul Dufy (Haras du Pin), Arts en Cités… Ils notent, au passage, « une belle montée en puissance du circuit des châteaux “Au cœur de l’Orne”, adossé à un pass touristique, notamment apprécié pour une découverte en famille et à prix préférentiel ! »
Les moyens de locomotion utilisés pour venir dans l’Orne ont fait l’objet d’une observation précise. L’automobile a une longueur d’avance, avec l’électrique en pole position : « La tendance est encouragé par le développement des bornes de rechargement, jusque sur les lieux d’hébergement », note Tourisme 61. Le camping-car garde ses adeptes, « qui apprécient les aires d’accueil et de services, dont le nombre progresse encore ». S’agissant du vélo (souvent électrique également), « il est privilégié grâce au positionnement de l’Orne sur des itinéraires bien aménagés et reconnus comme “majeurs”, dont La Véloscénie (Paris-Le Mont-Saint-Michel) et La Vélofrancette (Caen-La Rochelle), qui ont été très fréquentées en juillet ».