Session plénière mars 2026 ©C.Aubert-CD61

« Construire ensemble l’Orne de demain »

Première session de l’année, ce vendredi 27 mars, pour l’assemblée départementale. Alors que s’achève l’installation des conseils municipaux fraîchement sortis des urnes, le président de Balorre a souligné combien « le couple Commune-Département est solide », appelant de ses vœux « une coopération accrue pour construire ensemble l’Orne de demain ». L’ordre du jour de la séance l’a largement démontré !

Actualité - 27/03/2026

« Soutenir les projets locaux »

C’est par des félicitations, adressées aux élus municipaux des 15 et 22 mars, que le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre, a ouvert la séance. « Chaleureux compliments » et « vifs encouragements » ont nourri une salve d’applaudissements dans l’hémicycle. Mais aussi « une pensée très reconnaissante à l’endroit des celles et ceux qui ont fait le choix de se retirer ou que les suffrages n’ont pas reconduits ». L’occasion était trop belle pour ne pas citer les succès de la Majorité départementale et de ses “amis politiques”, à Alençon, L’Aigle et Mortagne-au-Perche, mais aussi à Flers, Argentan et ailleurs.

« Le Conseil départemental sera résolument aux côtés des équipes municipales et communautaires. Toutes peuvent compter sur nous, dans une logique de coopération accrue avec les 381 maires ornais. Nous sommes des partenaires naturels, appelés à travailler ensemble pour construire, collectivement, l’Orne de demain », a insisté Christophe de Balorre. Dans un contexte budgétaire de plus en plus tendu, il s’est voulu rassurant : « Notre budget 2026 va nous permettre de continuer à soutenir les projets locaux. Y renoncer condamnerait nos communes, les plus rurales en particulier, à une double peine : l’isolement et l’incapacité d’agir ! »

« Avec imagination, audace et pragmatisme »

Alors que se succèdent « les crises géopolitiques, économiques et sociales, dont l’ampleur et la durée restent très incertaines », le président de Balorre a rappelé que « les marchés de l’énergie et des matières premières, déstabilisés, induisent d’importants surcoûts et nourrissent des craintes du côté des acteurs économiques, des agriculteurs mais aussi au sein des familles : hausse des prix des carburants, des engrais agricoles, du gaz, du fioul. » Et d’ajouter : « Au moment où tout s’emballe, et que cette crise pèse directement sur la vie des ménages et des entreprises, le Conseil départemental doit réaffirmer qu’il est un point de stabilité précieux et incontournable. Il conserve, plus que jamais, un rôle essentiel et pluriel : protéger les plus vulnérables, accompagner l’activité économique de proximité et l’agriculture, soutenir les investissements des communes et des intercommunalités, investir dans nos collèges, répondre présent pour nos associations caritatives, sociales, sportives et culturelles, pour la protection de l’environnement, la sauvegarde et la valorisation de notre patrimoine. »

Attaché à « une évaluation permanente des politiques départementales d’accompagnement, pour toujours mieux les ajuster aux besoins », le président de Balorre a insisté sur la nécessité de « savoir repenser nos actions, répondre aux nouveaux enjeux d’aujourd’hui et de demain, avec imagination, audace et pragmatisme dans nos choix. » Conclusion : « Au sein de cette assemblée départementale, le rôle de chacun est majeur pour façonner, collectivement, des solutions concrètes face aux attentes des Ornaises et des Ornais. »

Plus de 325 000 € pour l’hélicoptère du SAMU

Le Conseil départemental a voté une contribution de 325 512 € pour l’hélicoptère du SAMU 61, basé au centre hospitalier d’Alençon, au titre du financement des transports sanitaires d’urgence héliportés sur le territoire ornais. En cas de “pronostic vital engagé”, le recours à l’hélicoptère permet d’économiser un temps médical très précieux, notamment pour rallier un établissement hospitalier doté d’un plateau technique spécialisé. Chaque année, plus de 600 patients en “urgence absolue” sont pris en charge par l’équipage.

Hélicoptère du SAMU ©CD61
Hélicoptère du SAMU ©CD61

Soutien réaffirmé à l’agriculture et à l’élevage

  • Accueil paysan, 1 800 € (promotion de l’accueil à la ferme, valorisation de l’environnement et des productions) ;

  • Agriculteur français et développement international (coopération avec l’Asie et l’Afrique), 1 800 € ;

  • Bio en Normandie, 1 800 € (évènement « Manger bio et local, c’est l’idéal » et guide des producteurs biologiques) ;

  • Association ELVUP (ex. Syndicat du contrôle laitier), 2 970 € (appui logistique aux comices et concours) ;

  • FDSEA, 5 850 € (fermes ouvertes), 4 500 € (organisation du transport pour l’opération « Fermes ouvertes »), 1 620 € (observatoire des dégâts causés aux cultures par le faune sauvage) et 1 260 € (campagne de sécurité dans les exploitations) ;

  • Fédération départementale Groupe vivre en agriculture, 2 000 € (rando-fermes et visites d’exploitations pour les non-agriculteurs) ;

  • Fédération des CUMA, 5 400 € (accompagnement des actions en faveur de l’adaptation aux contextes économiques en réduisant les charges de mécanisation) ;

  • Fédération départementale des comices agricoles, 4 050 € (promotion et récompenses) ;

  • Ferme en fête (salon Tous Paysans à Alençon), 10 000 € ;

  • Festival ornais de l’élevage (concours départemental de la race bovine normande et animation sur le Cob normand et le Percheron lors de la Fête de la Normandie, d’Argentan), 4 050 € ;

  • Fête de la Normandie (Argentan), 9 000 € ;

  • Jeunes agriculteurs (syndicat), 5 625 € (Fête de la Terre) et 2 025 € (sélections pour la finale du concours de jugement de bétail) ;

  • La Normande gourmande, 4 500 € (promotion de la race) ;

  • Association Prim’Holstein, 1 260 € (promotion de la race, concours et accompagnement des jeunes éleveurs) ;

  • Service de remplacement Orne, 30 000 € ;

  • Solidarité Paysans (accompagnement des exploitants en difficultés par des exploitants retraités bénévoles), 10 000 € ;

  • Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (RESPE), 10 000 € ;

  • Chambre d’agriculture, Agri’aide (assistance aux agriculteurs en difficulté), 90 000 €.

Plus de 480 000 € pour la santé animale

Le Conseil départemental participe activement à la lutte contre les maladies animales des bovins, porcins et équins, avec pour objectif de faire progresser la qualité et la valeur du cheptel ornais. En cette période difficile pour l’élevage, avec la réémergence de maladies, comme la tuberculose bovine et la grippe aviaire, le soutien du Conseil départemental au fonctionnement du Groupement de défense sanitaire (GDS) de l’Orne est clairement réaffirmé.

La convention signée entre le Département et le GDS porte sur une subvention 2026 de 481 500 €, comprenant la prise en charge d’une partie des coûts d’analyses de contrôle et des frais d’abattages d’animaux malades, notamment atteints de paratuberculose et de diarrhée virale (bovins), de la tremblante (ovins) ou de la grippe aviaire. Ce soutien départemental réduit directement les coûts supportés par les éleveurs.

Les subventions “environnement”

121 500 € à l’association de la Maison de la rivière et du Paysage (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement : CPIE des Collines normandes) ;

9 900 € à l’Association pour l’entretien du Marais du Grand Hazé ;

37 750 € à la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) ;

810 € à l’Association Faune et Flore de l’Orne (AFFO) ;

31 500 € à la Cellule d’animation technique pour l’eau et les rivières (CATER Calvados-Orne-Manche) ;

8 000 € à l’Agence normande de la biodiversité et du développement durable (Groupement d’intérêt public).

Les aides aux manifestations équestres

18 000 € à l’Association de cavaliers de l’Orne de randonnée (ACOR) ;

90 000 € au Syndicat mixte du Haras national du Pin, pour le Grand national de concours de saut d’obstacles, le concours d’attelage international officiel “Coupe des nations”, le concours complet international (niveau 3*), le concours complet international poneys et la “Tournée des As”.

Les aides aux associations à vocation sociale

1 350 € à la délégation Orne de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM) ;

27 215 € à l’association Drog’Aide/ASPA (prévention et soins en addictologie) ;

9 000 € à la Banque alimentaire de l’Orne ;

18 900 € aux Restos du Cœur (association départementale) ;

1 800 € à Rayon de soleil (humanitaire auprès des familles étrangères)

10 530 € au Secours catholique ;

6 300 € au Conseil départemental d’accès au droit (permanences et consultations juridiques).

6 120 € à la résidence habitat jeunes Le Pass’Hag (ville d’Argentan) ;

8 100 € à la résidence jeunes (FJT) Le Gros chêne (Flers agglo) ;

49 500 € au Foyer de jeunes travailleurs (FJT) de l’association Althéa ;

11 340 € à l’association Ysos (accueils de jour) ;

20 655 € à l’association Coallia (accueils de jour) ;

57 118 € à l’Agence départementale d’information sur le logement (ADIL) ;

4 500 € à la régie de quartiers Arc-en-ciel, de Flers ;

114 140 € à Coallia (accompagnement social lié au logement) ;

31 500 € à l’association Média’dom (médiation sociale à domicile) et 13 000 € (accompagnement social lié au logement) ;

3 600 € à la Prévention routière (comité départemental).

Les aides au développement de l’action culturelle

Animations locales. Fête des potiers, Moulins-la-Marche, 900 € ; Les Sons du lac, Putanges-le-Lac (association Symphonies obscures).

Manifestations littéraires. Le 18e Salon du livre du Perche (association culturelle solignoise, Soligny-la-Trappe), 855 € ; le 18e Salon du livre jeunesse du Pays d’Essay (association La Robichonne, Essay), 2 070 € ; Festival Livres et Davantage (association du Salon du livre, Alençon), 5 850 € ; la 22e Fête du livre “Le goût des arbres” (association Agora, Mauves-sur-Huisne), 1 710 € ; la Fête du livre et le Salon du livre de Flers (Flers Agglo), 4 000 €.

Cinéma. MaCao 7e Art (Hérouville-Saint-Claire), 4 500 € ; Normandie Images, Rouen, 5 500 € ; ligue de l’enseignement de Normandie « Réseau générique », Caen, 16 200 €.

Arts plastiques. Moulin Blanchard (Perche-en-Nocé), 2 250 € ; Les Amis de St-Céneri et ses environs, St-Céneri-le-Gérei, Les Rencontres, 3 600 € ; Vaertigo, Athis-Val-de-Rouvre, résidences d’artistes et expositions, 2 700 € ;

Ensembles instrumentaux et vocaux. La Schola de l’Orne (Alençon), 3 240 € ; L’ensemble Caelis (Flers), 2 700 € ; association pour la promotion de la culture dans l’Orne (Mont-sur-Orne), 2 700€ ; Opéra Normandie Rouen (Rouen), 3 000 €.

Associations culturelles départementales et régionales. Culture et bibliothèque pour tous Orne (Damigny), 3 240 € ; Normandie livre et lecture, 2 700 € ; Bibliothèque sonore d’Alençon et de l’Orne, 900 € ; La Loure (Vire-en-Normandie), 4 500 €.

Diffusion du spectacle vivant. La Classe, (St-Hilaire-sur-Risle), 900 € ; TFT Label (L’Aigle), 5 400 € ; Happy Jazz Club (Creully-sur-Seulles), 2 700 € ; La Rave, Flers, 4 500 €.

Les Andaineries ©CD61
Les Andaineries ©CD61

Festivals de musiques actuelles. Association Super biche (Coulmer), 4 500 € (Biches festival, Rai) ; association « 1 geste, 1 rêve, 1 sourire » (La Ferrière-Béchet), 1 800 € (Just for you) ; association Art sonic (Briouze), 10 800 € ; association Foksa (Ciral), 1 800 € (Blizz’Art) ; association Hardcore France (Montilly-sur-Noireau), 3 600 € (Eskape festival) ; association Saint Scène (festival Saint Scène, Saint-Céneri-le-Gérei), 1 350€.

Musique classique. Septembre musical de l’Orne (Alençon), 59 940 € ; Les Musicales de Mortagne-au-Perche, 6 300 € ; L’Oreille du Perche (Perche-en-Nocé), 1 350 € ; Les Harmonies du Perche (festival, Rémalard-en-Perche), 800 €.

Musiques du monde et traditionnelles. Le Point d’Alençon (ensemble folklorique normand), 3 500 € (Les Folklores du monde) ; Les Médiévales de Domfront, 1 800 € ; association Évènement (Sablon-sur-Huisne), 800 € (festival TradOrne).

Cirque, arts de la rue et humour. Les Andaineries (Rives d’Andaines), 3 600 € (Les Andain’ries).

Pluridisciplinaire. Association Diagonale (Fédération normande du réseau Chainon de Canteleu), 1 350 € (festival Région en scène) ; ville d’Alençon, 5 000 € (festival Les Échappées belles).

Danse. Association Scène d’influence (Rémalard-en-Perche), 900 € (festival de tango Buenos Aires en Perche).

Cinéma. Jeunesse tout courts (Rémalard-en-Perche), 2 250 €.

Aides au fonctionnement. Compagnie Bleu 202 (Alençon), 2 700 € ; Théâtre à bascule (Perche-en-Nocé), 9 000 € ; Compagnie Mycélium (Alençon), 5 400 € (Ces dames disent et Cie) ; Les Ouranies Théâtre (Alençon), 2 700 € ; compagnie Passerelles Théâtre (Argentan), 1 500 € ; compagnie Halem Théâtre (Bretoncelles), 2 700 € ; compagnie La Bagarre Cie (Chandai), 2 000 € ; compagnie Div’Art (Carrouges), 2 700 € ; association pour le spectacle vivant interactif ASVI (Mortagne-au-Perche), 800 €.

Lieux de résidence. Les Rencontres du Tapis vert (La Lacelle), 13 500 € ; association « 2 Angles » (Saint-Georges-des-Groseillers), 13 500 € ; association Pygmalion (Alençon), 13 500 € ‘Les Bains douches) ; association La Chapêlmêle (Alençon), 4 500 € (tiers lieu Les Petits Châtelets) ; La Corne d’or (Randonnai, Tourouvre-au-Perche), 2 700 € (Espace des Arts) ; Les Arts improvisés (Saint-Aubin-de-Bonneval), 13 500 € ; association Les Bernards l’Hermite (Saint-Pierre-d’Entremont, Moulin de l’Hydre), 5 000 €.

Diffusion. La Luciole (Alençon), 94 500 € (scène de musiques actuelles) ; Scène nationale 61 (Alençon, Flers-Mortagne-au-Perche), 103 500 € ; Odia (Rouen), 19 800 € (Office de diffusion et d’information artistique de Normandie) ; Centre dramatique national (Vire-Normandie), 4 500 €.

Musiques actuelles. Centre national de la musique (contrat de filière régional Musiques actuelles en Normandie), 5 000 € ; Norma (Normandie musiques actuelle), 13 000 € (dispositif d’aide aux artistes Start & Go)

Journée élus-filleuls : nouveau succès.

Saison 5 pour la journée des filleuls, avec des collégiens visiblement très heureux d’accompagner les élus de leur canton tout au long de cette session du Conseil départemental. En parallèle du passeport Orne civisme, cette opération a permis à plus d’une trentaine de jeunes Ornais de découvrir, de l’intérieur, le Conseil départemental, dont l’hémicycle, où l’assemblée prend toutes ses décisions, et l’Hôtel du Département, siège de la collectivité qui compte plus de 1 800 agents.

« Ces jeunes représentent l’avenir. Nous voulons leur donner l’envie de s’intéresser à la chose publique et les sensibiliser aux valeurs qui nous rassemblent. Certains d’entre eux seront peut-être à notre place dans quelques années ! », a commenté le président de Balorre, qui a reçu tous les jeunes dans son bureau, après le déjeuner.

L’après-midi s’est poursuivi sur le site de la Délégation militaire départementale, pour la présentation du char Montereau, “ambassadeur du devoir de mémoire”. Puis un atelier était organisé sur “les valeurs de la république” et “le fonctionnement des institutions”.

Session plénière mars 2026 ©C.Aubert-CD61
Session plénière mars 2026 ©C.Aubert-CD61

Finances : l’effet ciseaux se confirme.

Entre le vote du budget 2026 (28 novembre dernier) et la présentation du compte administratif 2025 (26 juin prochain), cette première session de l’année 2026 a permis au président de Balorre de revenir sur « l’intérêt d’avoir fixé le cap budgétaire du Conseil départemental avant la fin 2025 », et surtout « sans attendre la Loi de finances, dont les mesures n’ont été connues que le 19 février ».

Les décisions nationales n’impactent pas davantage que prévu les finances du Département. Côté charges, l’Orne est épargnée par le DILICO (dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales), imposant un effort de 140 M€ à 25 Départements. Côté recettes, l’Orne ne bénéficie pas du fonds de sauvegarde, doté cette année de 600 M€ qui sont répartis au bénéfice de 58 Départements.

« À fin mars, le contexte budgétaire est réellement tendu. La menace de “l’effet ciseau” est confirmée, face à une progression beaucoup plus importante des dépenses courantes (supérieure à + 3%) que des recettes (inférieure à + 1%) », a déploré le président du Département.

Équipements sportifs : les aides départementales évoluent.

C’est dans le but de « mieux accompagner les projets structurants portés par nos communes et nos intercommunalités », que le Conseil départemental a revu ses politiques « afin d’être en adéquation avec les réalités du terrain ».

En termes d’équipements sportifs, « les projets des collectivités territoriales évoluent au même rythme que les tendances ». Ainsi, le Conseil départemental entend « continuer à accompagner, mais autrement, les opérations portées au sein des territoires ».

D’un côté, l’aide à la construction-réhabilitation de salle sportive, de l’autre, l’aide à la création-restructuration de plateaux extérieurs “sports tendance”.

Parallèlement, des spécificités sont prises en compte : les équipements d’athlétisme, pour dissocier pistes et aires de saut ou de lancer ; les aires de sports de raquettes, pour différencier les courts de tennis traditionnels et les équipements nouveaux (padle, pickelball) ; les terrains de “grands jeux”, pour répondre de manière adaptée aux projets en pelouse naturelle ou en synthétique, étant établi que “le revêtement synthétique, certes plus couteux, permet une pratique intensive tout au long de l’année, quelles que soient les conditions météorologiques”.

Programme départemental d’insertion 2026 : le retour à l’emploi

Le budget 2026 du Conseil départemental y consacre 1 737 000 €, qui concourent à la mise en œuvre de la “Loi pour le plein emploi”, du 18 décembre 2023. Il s’agit de développer l’offre en matière d’insertion, notamment pour lever des freins à l’insertion professionnelle.

Le Programme Départemental d’Insertion 2026 (PDI) se décline autour de cinq axes visant, prioritairement, le retour à l’emploi :

  • Développement des compétences socles et citoyenneté ;

  • Construction de projets socio-professionnels sous marchés publics (“primo sociales” et “primo professionnelles” : construction collective de projets, entretiens d’accompagnement individualisés ;

  • Levée des freins périphériques à l’emploi : actions sur la santé, la mobilité, la posture professionnelle et la garde d’enfants ;

  • Insertion par l’activité économique (IAE) : soutien financier aux chantiers d’insertion et aux associations intermédiaires, subventions aux Ateliers chantiers d’insertion (ACI)

Sur la lancée de 2025, la programmation du PDI 2026 reste centrée sur les actions visant l’accès à l’emploi. Ainsi, 84 % du budget sont consacrés aux aides à l’IAE, d’une part, et aux actions de levée des freins périphériques à l’emploi, d’autre part.

Orne solidaire par l’entreprenariat (OSE) : 27 000 € d’aide.

L’association OSE favorise l’insertion de personnes en difficulté, bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) ou demandeurs d’emploi, en particulier. Elle contribue à la création d’entreprises, en décelant et/ou en favorisant l’initiative.

Son soutien peut se traduire par l’octroi d’un prêt personnel, sans garantie ni intérêt, un parrainage et/ou un appui technique assurés gracieusement auprès des porteurs de projets.

Créée en 2021, l’association OSE est intervenue à 72 reprises en 2025, pour 551 000 € de prêts accordés (1 529 000 € au total en 5 ans, pour 189 dossiers).

Au titre du budget 2026, le Conseil départemental participe au fonctionnement de l’association OSE à hauteur de 27 000 €.

L’après-municipales : 17 maires au Conseil départemental.

À l’issue du renouvellement municipal, le Conseil départemental compte désormais dans ses rangs 9 femmes et 8 hommes exerçant la fonction de maire :

  • Béatrice BUON (Ferrières-la-Verrerie),
  • Cendrine CHAZÉ (Gouffern-en-Auge),
  • Thierry CLEREMBAUX (Fleuré),
  • José COLLADO (La Ferté-Macé),
  • Sophie DOUVRY (Alençon),
  • Didier DUVALDESTIN (Échauffour),
  • Brigitte GASSEAU (Sévigny),
  • Xavier GOUTTE (Comblot),
  • Agnès LAIGRE (Guerquesalles),
  • Véronique LOUWAGIE (L’Aigle),
  • Jérôme NURY (Tinchebray-Bocage),
  • Olivier PETITJEAN (Bagnoles-de-l’Orne Normandie),
  • Christèle RADENAC (Sablons-sur-Huisne),
  • Patrick RODHAIN (Rémalard-en-Perche),
  • Stéphane TERRIER (Saint-Georges-des-Groseillers),
  • Sylvie THIEULENT (La Selle-la-Forge),
  • Virginie VALTIER (Mortagne-au-Perche).
Les conseillers départementaux élus maires 2026 ©C.Aubert-CD61
Les conseillers départementaux élus maires 2026 ©C.Aubert-CD61

Nul doute que ces maires-conseillers départementaux seront en toute première ligne lors de la Journée des nouveaux maires, que le Département va organiser fin mai, en présence du président du Sénat. « Mon ami Gérard Larcher, qui vient de confirmer sa venue, nous fait là un grand honneur. Parrainer cette rencontre des nouveaux maires à l’Hôtel du Département était une évidence pour lui, au regard de ses racines ornaises, naturellement, mais aussi parce que le Sénat assure cette fonction essentielle de représentation des collectivités territoriales. Lorsque je l’ai invité, il m’a immédiatement dit “oui” et je l’en remercie de nouveau ! », a confié Christophe de Balorre.