Christophe de Balorre, président du Conseil départemental, juge “inacceptables” les mesures de la carte scolaire 2026-2027.
Christophe de Balorre, président du Conseil départemental, juge “inacceptables” les mesures de la carte scolaire 2026-2027.
Actualité - 09/04/2026
« L’annonce, par l’Éducation nationale, de fermetures de classe dans nos écoles et de suppressions de poste dans nos collèges présage le pire pour la prochaine rentrée. Partout dans notre département, elle suscite une vive indignation, que je partage pleinement. Une nouvelle fois, aucune concertation avec le terrain : élus des communes, des intercommunalités, du Conseil départemental qui, pourtant, œuvrent sans relâche pour la réussite de nos jeunes », dénonce le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre.
“La méthode, inacceptable”
D’abord, c’est « la méthode, inacceptable » qui heurte le président de Balorre : « Imposer une nouvelle carte scolaire, calculette et ciseaux en mains, c’est clairement mettre de côté les acteurs de terrain ! Avec les conséquences que l'on sait : déstabilisation générale, peur de voir une école fermer, un collège se retrouver en grande difficulté et les élèves avec. »
Conscient que « l’évolution de la population et de la composition des familles imposent à tous d’accepter de ne plus faire comme avant », le président du Département avance des propositions concrètes : « La réussite passe par de vrais échanges avec l’administration. Une méthode partagée s’impose, pour prendre en compte les spécificités locales, dont la notion de proximité, si essentielle dans un département rural ; je crois notamment au renforcement du travail en commun école-collège. »
“Logique comptable”
Christophe de Balorre insiste, au passage, sur « l’ambition forte du Plan collèges ornais, qui a déjà mobilisé 100 M€ et prévoit autant pour les quatre années à venir, soit 200 M€ au titre de reconstructions complètes ou de réhabilitations lourdes. Ces programmes, le Conseil départemental veille à les finaliser dans la concertation la plus large. Et si l’Éducation nationale en faisait autant pour arrêter la carte scolaire ? Chiche ! »
Conclusion du président de Balorre : « Cette carte scolaire, qui repose sur la seule “logique comptable”, est inacceptable en l’état. J’attends des services du Ministère qu’ils revoient leur copie, en liens étroits avec les acteurs de terrain. »