Le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre, poursuit sa tournée des cantons. Mardi, c’est celui de Magny-le-Désert et ses élus qui l’accueillaient.
Le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre, poursuit sa tournée des cantons. Mardi, c’est celui de Magny-le-Désert et ses élus qui l’accueillaient.
Actualité - 06/10/2026
Échanger avec les maires, lors de réunions et réceptions, ici et là, est bel et bien « indispensable » aux yeux du président du Conseil départemental. Toutefois, Christophe de Balorre apprécie, également, de pouvoir aller à leur rencontre « chez eux ». En lien avec les conseiller départementaux, il a lancé un cycle de visites cantonales, qui se poursuivent : « Sur place, on appréhende bien mieux les choses pour se faire sa propre idée, tout en recueillant des avis. C’est important au regard de nos politiques départementales, dont il est important de savoir faire bouger les lignes, en fonction des besoins et des attentes exprimés, mais aussi des coûts à supporter, le plus souvent en partenariat. »
Un contexte particulier
Mardi matin, Christophe de Balorre était accueilli à la mairie de Boucé, par la maire, Brigitte Messager, entourée des conseillers départementaux locaux : Valérie Alain, vice-présidente du Département, et Thierry Clérembaux, maire de Fleuré. Une vingtaine d’élus du canton participaient à cette journée, débutée par un temps d’échange.
Six mois après l’installation des conseils municipaux, les élus ont parlé projets, conscients que « le contexte particulier impose non seulement de prioriser les investissements d’avenir, mais aussi de les engager dans la plus large concertation ». Le sujet des « capacités financières forcément limitées des “petites” collectivités » s’est naturellement invité, le président du Conseil départemental encourageant chacun à « se saisir de l’outil le plus précieux, le Contrat de territoire, ambitieux mais réaliste, qui met autour de la table tous les partenaires et financeurs possibles ».
Christophe de Balorre cite en exemple « la force du couple Commune-Département, indispensable pour construire l’Orne de demain. […] Oui, nous allons continuer à vous soutenir dans vos projets. Y renoncer, ce serait condamner nos communes rurales à une double peine : l’isolement et l’incapacité d’agir ; ça n’est pas du tout notre ligne ! Le développement du territoire, que nous voulons attractif, ne se décrète pas, il se construit collectivement et en confiance. » Quelques mots, également, à propos de l’agence départementale d’ingénierie, plébiscitée par les élus : « Nos équipes de terrain ont une parfaite connaissance des enjeux. Elles s’adaptent en fonction des souhaits et s’attachent à apporter des réponses adaptées et concrètes. »
Santé, agriculture, économie
Parmi les préoccupations récurrentes : l’accès aux soins. Créé de toutes pièces par le Conseil départemental, le Centre départemental de santé a été présenté aux élus. Rappelant l’implantation à Rânes d’une antenne du Centre territorial de santé de Bagnoles de l’Orne-Normandie, le président de Balorre note, avec satisfaction : « Ce dispositif innovant réunit une trentaine de praticiens salariés. Il porte ses fruits, face à ce problème majeur de la désertification médicale. Plus de 6 000 patients ont déjà pu retrouver un médecin traitant : on avance ! »
La vocation agricole de l’Orne a été mise en avant lors de la visite de l’exploitation de Frédéric Sablé, à Ménil-Scelleur. Ses installations, son troupeau de vaches laitières et son robot de traite ont particulièrement retenu l’attention. L’occasion pour le président de rappeler la mobilisation du Conseil départemental en faveur de l’agriculture, notamment grâce à « la politique d’aide aux petits investissements, élargie aux équipements visant à faire face aux crises sanitaires et aux effets du réchauffement climatique ».
L’activité économique a été, également, au cœur des échanges. La visite du site de la société Leroyer, à Magny-le-Désert, a d’ailleurs permis de les poursuivre, en découvrant « un très bel exemple de réussite en milieu rural ». Créée il y a près d’un demi-siècle, la société s’est récemment installée sur la zone du Chatelier, où Sylvie et Xavier Léveillé et leur équipe assurent la vente et l’entretien de machines et d’équipements agricoles. « La proximité et la réactivité de la SAS Le Royer » ont été citées en exemple, « principales clés de la “satisfaction clientèle” et du développement d’activité qu’elle induit ».
La journée s’est achevée à Carrouges, par la visite du Centre routier départemental, du Centre d’incendie et de secours, de la halle du champ de foire et de commerces du centre-bourg.