Le Marais du Grand Hazé, à Briouze, fait les frais de la canicule. Après la découverte de poissons morts sur le site, l’accès à l’observatoire est provisoirement interdit au public.
Le Marais du Grand Hazé, à Briouze, fait les frais de la canicule. Après la découverte de poissons morts sur le site, l’accès à l’observatoire est provisoirement interdit au public.
Actualité - 13/08/2026
Les fortes chaleurs et la sécheresse qui sévissent actuellement sur l’Orne ont des conséquences directes sur la faune aquatique. La mort de poissons a été constatée, ce mercredi matin, au Marais du Grand Hazé, à Briouze. Géré par le Conseil départemental, cet Espace naturel sensible (ENS) est momentanément fermé au public, à hauteur de l’observatoire.
« Éviter le pire ! »
L’abaissement drastique du niveau de l’eau et l’augmentation persistante de sa température, sont à l’origine du manque d’oxygène qui provoque, malheureusement, la mort des poissons. Un phénomène que redoutaient les services du Département de l’Orne et le président de l’association de pêche de Briouze, pour qui « la plus grande vigilance reste de mise ».
Le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre, réitère ses appels « à la responsabilité collective », qu’il transmet régulièrement, insistant sur le fait que « les conséquences de cette sécheresse risquent de devenir dramatiques ». Il ajoute : « Les seuils d’alerte, et parfois même de crise, sont largement atteints, en particulier sur les rivières de l’ouest du département, qui conditionnent nos réserves en eau potable. Dans ce contexte, il nous appartient de veiller à économiser cet “Or bleu”, autant que possible, afin d’éloigner toute perspective de rupture d’alimentation dans les foyers, les exploitations agricoles et les entreprises. Seule une attention individuelle nous permettra, collectivement, d’éviter le pire ! »
S’agissant du Marais du Grand Hazé, l’accès à l’observatoire est momentanément interdit, mais le sentier de découverte reste ouvert. « Le site abrite une grande diversité d’espèces, dont de nombreux animaux décomposeurs. Dans les prochains jours, grâce à leur action, le milieu devrait avoir retrouvé son aspect habituel et l’observatoire sera de nouveau accessible », rassure le président de Balorre.