Face à la hausse des prix des carburants, le président du Conseil départemental de l’Orne, Christophe de Balorre, vient d’adresser une missive au Premier ministre, Sébastien Lecornu. Il l’enjoint de prendre, de toute urgence, « des décisions concrètes et adaptées ».
Face à la hausse des prix des carburants, le président du Conseil départemental de l’Orne, Christophe de Balorre, vient d’adresser une missive au Premier ministre, Sébastien Lecornu. Il l’enjoint de prendre, de toute urgence, « des décisions concrètes et adaptées ».
Actualité - 14/04/2026
« Dans l’Orne, la voiture est une nécessité ! Travailler, accompagner ses enfants à l’école, accéder aux soins : tout repose sur la capacité à se déplacer. » Le constat dressé par le président du Conseil départemental, qui se fait « l’interprète des Ornaises et des Ornais », est sans appel : « La fiscalité sur les carburants est devenue insupportable pour nos entreprises, de transport en particulier, pour nos infirmières à domicile, nos agriculteurs, nos associations d’aide à domicile et, plus globalement, pour les familles. »
« La double peine ! »
En écho aux récentes annonces du Premier ministre, Christophe de Balorre va plus loin : « La situation est d’autant plus incomprise que vous avez décidé que l’augmentation des recettes due à la hausse des prix des carburants allait financer le développement des véhicules électriques ; hélas, ils sont bien trop onéreux pour que nos habitants puissent en acquérir et, de surcroit, peu adaptés à leurs besoins dans nos secteurs ruraux. C’est, en somme, la double peine ! »
Au-delà de la chute libre du pouvoir d’achat, le président du Conseil départemental pointe « un enjeu de souveraineté industrielle ». Il rappelle « la présence sur le territoire ornais de nombreux sous-traitants automobiles, qui font face à des mutations brutales. ». La filière française, « déjà grandement fragilisée » a, selon lui, besoin « d’une trajectoire claire et économiquement soutenable, au risque de voir disparaitre des milliers d’emplois. »
« Des mesures de bon sens »
Dans ce contexte, Christophe de Balorre attend de Sébastien Lecornu « des mesures de bon sens ». Notamment « la baisse des taxes sur les carburants, pour les particuliers comme pour les professionnels », à seule fin de « préserver l’activité économique et éviter une fracture territoriale et industrielle, dont les conséquences seraient dramatiques pour un département rural comme l’Orne ! »
Le président dénonce, au passage, les effets de la crise sur le fonctionnement du Conseil départemental « qui subit de plein fouet la hausse des produits pétroliers, ce qui se traduit, précisément, par l’explosion du budget d’entretien du réseau routier : + 20% à + 30%, soit + 2 voire + 3 millions d’euros cette année ! » Et de conclure, en réclamant au Premier ministre « des décisions concrètes et adaptées aux réalités de nos territoires ruraux » Rien de plus ; rien de moins !