Ce mardi 20 janvier, depuis la mairie de Briouze, le Conseil départemental a officiellement lancé en campagne son “Bus de Simone”. Ce service itinérant de la Protection maternelle et infantile (PMI) part à la rencontre des jeunes et futurs parents, enfants et ados, au titre d’une nouvelle “démarche santé”.
Ce mardi 20 janvier, depuis la mairie de Briouze, le Conseil départemental a officiellement lancé en campagne son “Bus de Simone”. Ce service itinérant de la Protection maternelle et infantile (PMI) part à la rencontre des jeunes et futurs parents, enfants et ados, au titre d’une nouvelle “démarche santé”.
Actualité - 20/01/2026
Depuis toujours, le suivi médical du jeune enfant est au cœur des missions du Conseil départemental, permettant de soutenir les parents et de prévenir les risques de troubles du développement. Parallèlement, le Département assure l’accompagnent des adolescents et des jeunes adultes dans leurs besoins de contraception et de prévention des risques, avec ses quatre centres de promotion en santé sexuelle (CPSS).
« Aller vers »
« Au moment où la PMI, créée par ordonnance du 2 novembre 1945, fête ses 80 ans, les politiques publiques qu’elle porte ne cessent de s’adapter aux besoins des familles, en constante évolution. Ce service itinérant de consultations, qui sera assuré par nos professionnels à bord du “Bus de Simone”, en donne une parfaite illustration ». Le président Christophe de Balorre rappelle la mobilisation du Conseil départemental en faveur de l’accès aux soins et de la prévention : « La démarche active que nous avons décidé de lancer repose sur le principe “d’aller vers”, c’est-à-dire rendre accessibles les consultations de PMI aux familles qui en sont réellement éloignées, notamment du fait d’une absence de mobilité. »
Le “Bus de Simone” s’arrête dans les communes dépourvues d’interventions PMI, pour aller vers les parents de jeunes enfants, les futurs parents et proposer des consultations gratuites. Ce véhicule est équipé pour assurer le suivi des grossesses et des nourrissons. L’accueil y est assuré par les puéricultrices, dans un espace spécialement aménagé.
Une démarche élargie
La démarche est élargie aux conseils, sur la nutrition, le sommeil, le développement de l’enfant, l’usage des écrans, l’acquisition de la marche et de la propreté, notamment. Les sages-femmes sont également partie prenante, pour les entretiens prénataux et postnataux, mais aussi la présentation des moyens de contraception disponibles et adaptés.
Le planning de passage du bus est établi par semestre, en concertation avec les communes, avec prise de rendez-vous auprès des secrétariats PMI des Délégations territoriales d’action sociale (DTAS). L’organisation se veut pragmatique. Elle va même jusqu’à prévoir que le chauffeur du bus aille chercher à domicile les familles ne disposant pas de moyen de locomotion pour se rendre à la consultation itinérante !
« Qualité de vie »
Le Bus de Simone stationne dans les centres-bourgs, mais aussi près des collèges, lycées, centres d’apprentissage, afin de permettre aux adolescents d’aller facilement frapper à sa porte pour obtenir informations et conseils. En fonction des demandes, le “Bus de Simone” permet aussi des animations locales autour de la parentalité, de la petite enfance, de l’accueil du jeune enfant.
« Aider les enfants à bien grandir et à s’épanouir, c’est renforcer la qualité de vie dans l’Orne. Dans un contexte de pénurie de médecins de ville, contre laquelle le Conseil départemental continue à agir concrètement, le “Bus de Simone” doit contribuer à avancer », assure le président de Balorre, qui réaffirme son « profond attachement au principe essentiel de garantir à chaque famille, où qu’elle habite, un même accès aux soins et aux actions de prévention, en proximité ».
Paroles de président…
« Merci à nos professionnels de santé, dont l'engagement est la clé de la réussite. Ils sont plus de 30 - 19 puéricultrices, 5 sages-femmes, 7 médecins - à se consacrer aux jeunes de notre département, et je veux leur rendre hommage. » (Christophe de Balorre)
« Face à la “fracture de la mobilité”, ce dispositif itinérant incarne un “service au public” qui s'adapte aux réalités du territoire. Il conforte la place de l'enfant, de sa famille, et leur avenir, au cœur des priorités du Conseil départemental. » (Christophe de Balorre)
« L’expérimentation va se poursuivre jusqu'à l'été, période retenue pour dresser un tout premier bilan. Son analyse attentive nous permettra, si besoin, d'ajuster le dispositif, de le compléter. » (Christophe de Balorre)
« Les attentes des familles seront pleinement prises en compte. L’objectif est, bien entendu, de pérenniser le service et de l’adapter aux besoins qui auront été identifiés lors des premières tournées. » (Christophe de Balorre)
« Ce Bus de Simone n'est pas seulement un véhicule original. II est le symbole fort de l’innovation, de l’action, portées par un Département rural qui fait de l'enfance et de la prévention la “pierre angulaire” de sa mobilisation. » (Christophe de Balorre).
Pourquoi le Bus de… Simone ?
Simone, c’est tout d’abord un acronyme, celui du Service Itinérant pour la Maternité Ornaise, la Natalité et l’Enfance. C’est aussi un clin d’œil reconnaissant à ces illustres femmes, dont l’engagement leur a fait un nom : Simone de Beauvoir, philosophe et écrivaine (1908-1986) ; Simone Signoret (1921-1985), actrice et écrivaine ; et, naturellement Simone Veil, (1927-2017), femme politique, plusieurs fois ministre (santé, affaires sociales), “mère” de la loi dépénalisant le recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), dite “loi Veil”, devenue une icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France.
Simone est fêtée le 28 octobre, soit peu avant le 2 novembre, jour où a été signée l’ordonnance de 1945 créant les… PMI !