La Départementale RD 26, qui relie Alençon à Argentan – via Mortrée – voit un important chantier du Conseil départemental s’achever. La fin de la réfection du Pont du Vignage, en forêt d’Écouves, annonce le rétablissement anticipé de la circulation, pour le week-end des 8 et 9 août.
La Départementale RD 26, qui relie Alençon à Argentan – via Mortrée – voit un important chantier du Conseil départemental s’achever. La fin de la réfection du Pont du Vignage, en forêt d’Écouves, annonce le rétablissement anticipé de la circulation, pour le week-end des 8 et 9 août.
Actualité - 29/07/2026
À quelques encablures d’Alençon, c’est grâce au Pont du Vignage, à l’entrée sud de la forêt d’Écouves, que la route départementale RD 26 – l’ancienne “route d’Argentan” – franchit la rivière “La Briante”. Le Conseil départemental en achève la réfection. Et la déviation mise en place mi-juillet sera levée dès le 7 août prochain.
Témoin de l’histoire
L’ouvrage à deux arches, qui enjambe l’affluent de “La Sarthe” à hauteur de Saint-Nicolas-des-Bois, a traversé plusieurs siècles. Et il reste l’un des témoins des âpres combats menés, ici, par la 2e Division Blindée (2e DB), du 12 au 14 août 1944, pour briser le verrou allemand et sécuriser la route vers Argentan. Après la libération d'Alençon, c’est dans ce secteur que les troupes de Leclerc se sont heurtées aux unités de la 9e Panzer-Division ennemie, retranchées notamment au cœur du massif forestier.
Toute proche, la nécropole nationale “Les Gateys” témoigne de cet épisode meurtrier de la Seconde guerre mondiale. S’y trouve, également, une borne de la “Route Leclerc”, sans oublier le Char Valois, au carrefour de Médavy.
Une opération méticuleuse
Au titre du programme départemental de remise en état des ouvrages d’art, la réfection du Pont du Vignage constituait une opération méticuleuse, confiée par le Conseil départemental à l’entreprise ATS (Application Travaux Spéciaux), de Ballan-Miré, près de Tours (Indre-et-Loire).
Cette société, spécialisée dans l’entretien et la restauration des ponts, quelles que soient leur taille et leur architecture, possède de solides références, y compris dans l’Orne. Elle a récemment refait à neuf un ouvrage atypique à six voûtes, sous lesquelles coule le fleuve L’Orne, à la sortie du bourg d’Écouché-les-Vallées.
Plus de 2 000 ponts
« Les pathologies les plus fréquemment décelées sont les déjointoiements, la corrosion et la fragilisation des appuis », explique le président du Conseil départemental, Christophe de Balorre, en visite sur le chantier. Il rappelle, au passage, que « sur ses 6 000 kilomètres de routes départementales, l’Orne compte plus de 2 000 ouvrages d’arts, qui sont placés sous haute surveillance : 1 200 de plus de 2 mètres font l’objet, tous les trois ans, d’un contrôle visuel et, tous les cinq ans, d’une inspection détaillée. »
Le Pont du Vignage présentait des signes de vétusté, mais aussi des désordres imputables à l’érosion naturelle. D’où la nécessité d’intervenir au niveau de la structure et de la voute, également fragilisées par des phénomènes récurrents d’infiltration.
Des véhicules de plus en plus lourds
Les travaux comprennent la reprise de la maçonnerie des tympans, le rejointoiement partiel de la voûte, la création d’une étanchéité totale de la chaussée. La réfection du revêtement, par l’entreprise TTA, de Joué-du-Bois, prévoit la mise en œuvre de couches bitumées successives.
« Un tel ouvrage nécessite qu’une attention particulière soit portée à sa résistance aux tonnages des véhicules actuels, de plus en plus conséquents », notent les techniciens du Conseil départemental. D’où la pose de trois tirants, pour assurer le maintien des tympans et palier tout risque d’écartement.
Un chantier à 105 000 €
Le coût de l’opération est de 105 000 €. « C’est le prix à payer pour répondre, concrètement, à deux enjeux majeurs, sur lesquels le Conseil départemental ne transigera jamais : la sécurité des usagers et la continuité de la desserte locale dans les meilleures conditions », assure le président de Balorre.
La réouverture de la route, initialement prévue le 20 août, interviendra finalement dès le 7 août au soir. Ce nouveau calendrier va permettre de faciliter l’accès aux commémorations de la libération d’Alençon, prévues en ville mais aussi en forêt d’Écouves, le 12 août. Pour quelques semaines, la circulation alternée sera sécurisée par des feux tricolores