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« Le château d’eau “Orne” est au creux de la vague »

Episodes caniculaires successifs et absence durable de précipitations : « Le château d’eau “Orne” est au creux de la vague », alerte le président du Syndicat départemental de l’eau Christophe de Balorre. Alors que des travaux « pour renforcer la ressource » avancent.

Actualité - 01/08/2026

En tête de bassins versants, le département de l’Orne est directement tributaire des volumes et de la fréquence des précipitations. « Depuis avril, la situation ne cesse de se tendre. Les nappes, qui se sont peu rechargées cet hiver, affichent un réel déficit. Et, globalement, le niveau des cours d’eau est également très bas. Précocement, la situation est en passe de devenir “alarmante”. Alors même que nous ne sommes qu’au milieu de l’été », confirme Christophe de Balorre, président du Syndicat départemental de l’eau (SDE).

Des mesures de restriction des usages de l’eau concernent désormais l’ensemble du département. Et certains secteurs ont franchi le seuil de la zone de “crise”

« Après cette succession d’épisodes caniculaires, d’ailleurs susceptibles de se reproduire avant la fin de l’été, la date qui est avancée pour un retour (éventuel) de la pluie paraît lointaine : aucune précipitation avant le 15 août ! », relève le président, avec prudence toutefois. Et d’ajouter : « Je sais les Ornaises et les Ornais particulièrement réceptifs aux messages de vigilance qui se multiplient. Pour autant, je ne saurais trop les inviter à faire, plus que jamais, le meilleur usage de l’eau qui coule au robinet, cet “Or bleu” que nous utilisons au quotidien sans mesurer suffisamment, peut-être, la chance qui est la nôtre. »

Stockages naturels et nouveaux forages

Celui qui est aussi président du Conseil départemental se dit « préoccupé par la situation des professionnels, dont l’activité est directement liée à la continuité de la distribution en eau potable, en toutes saisons. » Christophe de Balorre ajoute : « J’ai conscience, aussi, des besoins des éleveurs et céréaliers, que la sécheresse impacte également et de manière exceptionnelle. »

Bien avant que ce contexte « aussi inédit qu’exigeant » ne se durcisse, le Syndicat départemental de l’eau, en lien étroit avec le Conseil départemental et les collectivités locales, a lancé un important travail visant à renforcer la ressource : « Plusieurs projets avancent, pour réduire notre dépendance aux eaux de surface, que l’on sait très réactives aux phénomènes météorologiques », assure Christophe de Balorre. Entre autres « solutions d’avenir », le président cite « la création de stockages naturels et l’exploitation de nouveaux forages ; nous nous attelons à les mettre en œuvre, collectivement, sous le sceau d’une solidarité entre territoires qui est plus nécessaire que jamais ! »