La Commission permanente du Conseil départemental s’est réunie, vendredi 30 octobre, sous la conduite du Président, Christophe de Balorre, pour examiner les rapports des commissions thématiques. Les élus ont accordé de nombreuses subventions aux collectivités, associations et partenaires.
La Commission permanente du Conseil départemental s’est réunie, vendredi 30 octobre, sous la conduite du Président, Christophe de Balorre, pour examiner les rapports des commissions thématiques. Les élus ont accordé de nombreuses subventions aux collectivités, associations et partenaires.
Actualité - 30/10/2026
Collectivité référente des “solidarités humaines”, de la naissance à la fin de vie, le Département assure une prise en charge adaptée des plus fragiles, dont les jeunes parents et les aînés dépendants. Exemples avec le Centre parental, qui va être reconstruit prochainement à Alençon, et la réhabilitation des structures d’hébergement pour les personnes âgées, cofinancée par le Département.
Hébergement des aînés dépendants : 100 000 €
Le Conseil départemental cofinance les opérations de mise aux normes sécurité-accessibilité des Établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD).
12 091 € à la Résidence Marius Leclerq, de Damigny ;
7 170 € à la Résidence Les Tilleuls, de L’Aigle ;
19 702 € au Centre hospitalier intercommunal des Andaines de La Ferté-Macé ;
20 000 € à la Maison d'Accueil et de Résidence pour l'Autonomie (MARPA d’Andaine) aux Monts d’Andaine (La Sauvagère) ;
15 214 € à la Résidence Les Périnettes, de Sainte-Scolasse-sur-Sarthe ;
13 287 € à la Résidence Jeanne Lacroix, de Vimoutiers ;
9 101 € à l’EHPAD La Providence, de Longny-les-Villages.
Nouveau centre parental : ça avance !
Le Conseil départemental va construire un nouveau Centre parental à Alençon. La validation des propositions de l’architecte marque l’avancée du projet, lancé en 2025, dont le coût est estimé à 5,5 M€. Ouverture en 2029.
Répondre aux besoins de jeunes parents, parfois mineurs, telle est la vocation du Centre parental départemental, dont les locaux actuels, Place du Champ du Roi à Alençon, sont devenus inadaptés. D’où la décision du Conseil départemental, de construire sur une parcelle lui appartenant, un nouvel établissement, de l’autre côté de la ville (à l’angle du boulevard Colbert et de la rue de la Brebiette), en prolongement du Foyer de l’enfance.
Priorité à l’écoconstruction
Sur un peu plus de 1 000 m2, la construction comprend 10 logements, pour 28 places, ainsi que des locaux à vocations spécifiques : administration, rencontre des familles, soins, halte-garderie, vie collective et éducative, espaces des personnels, services généraux, buanderie et service technique. À l’extérieur, cohabiteront des aires de jeux, jardins, terrasses et places de stationnement, ainsi que des espaces techniques.
Le Plan climat du Conseil départemental (2024-2030) a guidé les choix de l’architecte, validés pour ce qui concerne, notamment, le chauffage par géothermie et pompe à chaleur, réversible pour le rafraichissement l’été, les panneaux photovoltaïques sur les toitures-terrasses, le bois ressourcé pour les bardages, revêtements et aménagements, les cuves pour la récupération des eaux de pluies. « Ce projet coche toutes les cases de l’écoconstruction, avec en retour des consommations énergétiques très réduites », relève le président du Conseil départemental.
« Étayer la parentalité »
« Ces locaux neufs, modernes et fonctionnels, contribueront à la qualité de la prise en charge des familles et des conditions de travail de nos équipes », poursuit Christophe de Balorre. La diversité des situations relevant de la structure a conduit à l’élargissement de ses missions, au titre de la protection de l’enfance, depuis le début de la grossesse à l’accompagnement de l’enfant jusqu’à ses 3 ans, avec sa mère et parfois son père également.
« L’hébergement permanent et l’accueil de jour permettent de répondre à des besoins différents, avec pour seul objectif d’étayer la parentalité. Il s’agit de faire évoluer les familles vers l’autonomie, le plus solidement possible et en toute sécurité », confie le président du Département. Alors que les études techniques avancent, il souligne l’intérêt de voir le projet aboutir au plus tôt. « En dépit de contraintes financières qui n’en finissent pas de se durcir, les 5,5 M€ nécessaires seront prioritairement affectés à cette opération, nous en avons pris l’engagement. »
Si, comme envisagé, le permis de construire est signé en 2027, les travaux pourraient être lancés mi-2028. En vue d’une mise en service avant la fin de l’année 2029.
Développement économique : près de 170 000 €
Le Département accompagne le développement économique, à travers son programme d’aides à l’immobilier d’entreprise et son fonds d’aménagement des zones d’activités.
76 028 € à la société SAS Besnard (La Selle-la-Forge), acteur reconnu de la mécanique de précision et de la fabrication d’outillage industriel (moule de thermoformage et rotomoulage), pour l’extension de ses locaux, visant à moderniser et à renforcer l’outil de production. Forte de 34 salariés, l’entreprise – intégrée au groupe Boréal Développement – s’ouvre de nouvelles perspectives industrielles et commerciales et prévoit au moins une embauche dans les 3 ans ;
91 000 € à la Communauté de communes Domfront-Tinchebray interco, pour l’aménagement de la zone d’activités du Val, à Lonlaye-l’Abbaye, qui accueille exclusivement le siège social et les outils de production de La Biscuiterie de l’Abbaye (280 emplois). L’opération vise à sécuriser le site historique de cette importante entreprise.
Environnement : près de 190 000 €
Le Conseil départemental aide les collectivités à financer leurs investissements dans les domaines de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement collectif des eaux usées domestiques, de l’aménagement et de la restauration des cours d’eau, de la création et de la restauration des mares, et de la (re)plantation de haies. Un soutien est également accordé au titre du développement durable (performance et transition énergétiques).
17 740 € au Syndicat d’alimentation en eau potable (SAEP) Pays d’Auge ornais (SPOA), pour des travaux d’interconnexion entre la station du Home et le réservoir Côte de Gacé, sur Vimoutiers ;
70 000 € au Syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable (SIAEP) Gâprée-Moulins, pour le renouvellement de canalisations (lutte contre les réseaux fuyards) ;
97 700 € au Syndicat Pays d’Auge ornais (SPAO), pour le renouvellement de canalisations (lutte contre les réseaux fuyards) ;
2 288 € pour la création d’une mare, à Geneslay (Rives d’Andaine).
Investissements agricoles : plus de 11 000 €
Le Département mène une politique d’aide à l’investissement à destination des agriculteurs, afin d’accompagner la modernisation et l’équipement de leurs exploitations, ainsi que la lutte contre la tuberculose bovine.
11 392 € pour le co-financement de 3 projets dans le cadre de la “lutte contre la tuberculose bovine”.
Logement social : 3,7 M€ de garanties d’emprunts
Le Conseil départemental garantit – à hauteur de 50 % – les emprunts contractés par les bailleurs sociaux, pour financer des opérations d’acquisition, de réhabilitation ou de démolition-reconstruction de logements.
600 000 € à Logissia, pour la réhabilitation de 20 logements à Argentan (place de la gendarmerie mobile) ;
1 887 500 € à Logissia, pour la réhabilitation de 88 logements à Argentan ;
799 000 M€ à Orne Habitat, pour la réhabilitation de 48 logements à Sées (rue de Verdun) ;
225 250 M€ à Orne Habitat, pour la réhabilitation de 7 logements à La Madeleine-Bouvet (Les Sables) ;
190 000 M€ à Orne Habitat, pour la réhabilitation de 28 logements à Saint-Pierre-du-Regard (Porte Condé).
Équipements sportifs : plus de 25 000 €
Le Conseil départemental, au titre de l’aide à l’investissement, est le partenaire privilégié des communes et des intercommunalités qui réhabilitent ou (re)construisent des équipements sportifs.
16 590 € à la commune de Damigny, pour la réhabilitation du gymnase “Espace André et Jean Mazeline” visant à garantir des conditions d’accueil optimales et sécurisées. L’opération concerne la réfection totale du sol (chappe et revêtement) ;
10 450 € à la commune de Joué-du-Bois, pour l’aménagement d’un terrain multispsorts, permettant d’y pratiquer plusieurs disciplines : football, handball, basketball, volleyball, badminton, hockey, tennis et tennis ballon. La structure sera accessible aux personnes à mobilité réduite.
Patrimoine : “Il faut sauver l’église de St-Céneri !”
Le Conseil départemental est, depuis 2003, propriétaire de l’église de Saint-Céneri-le-Gérei, qui a été classée en 1886 au titre des Monuments historiques. Indispensables pour préserver l’édifice, ainsi que l’attestent de récents diagnostics, d’importants travaux y seront réalisés dans les prochains mois.
Au cœur de Saint-Céneri-le-Gérei, l’un des “Plus Beaux Villages de France”, également labellisé “Petite Cité de Caractère”, l’église romane, du XIe siècle, a été bâtie sur d'anciens sarcophages. Cette construction en grès et en granit, plantée sur un promontoire rocheux, accuse le poids des ans. En 2006, ses peintures murales, datées des XIIIe et XIVe siècles, ont été restaurées. Et aujourd’hui, c’est le clos et le couvert qui mobilise le conseil départemental, conscient qu’ « il faut sauver l’église de Saint-Céneri ! »
1ère tranche de travaux : 458 000 €
Les travaux envisagés comprennent la restauration et l’entretien des façades et toitures. La réfection des charpentes et couvertures permettront, notamment, de sécuriser les lieux et leurs abords, mais aussi de canaliser efficacement les eaux de pluie, à l’origine des infiltrations qui dégradent les façades et atteignent, également, les prestigieuses peintures intérieures.
Sur proposition de l’architecte du patrimoine, la couverture du clocher sera refaite en ardoises et non en tuiles, comme actuellement. Motif : dans les combles, ont été découverts de très nombreux morceaux d’ardoises anciennes, témoins d’une époque où l’église était entièrement couverte en ardoises, bien avant l’arrivée des tuiles en terre cuite. Pour autant, afin de conserver à l’église son cachet auquel les habitants se sont désormais habitués, toutes les autres toitures seront traitées en tuiles plates neuves, à pureaux variables.
Le chantier comprend une tranche ferme de travaux, pour 458 000 €, concernant la restauration des bras du transept, compris les absidioles, le chœur et son abside. La première tranche optionnelle comprend la restauration de la nef et du clocher, pour 638 500 €, et la seconde, pour l’aménagement d’un accès “personnes à mobilité réduite” (PMR), est chiffrée à 41 000 €.
D’autres coups de pouce du Conseil départemental…
30 000 € à la commune de Belforêt-en-Perche, pour la création d’une Maison d’assistantes maternelles de 12 places (Les p’tits explorateurs du Perche) au Gué-de-la-Chaine ;
13 770 € pour la Ligue de l’enseignement de Normandie (fédération départementale de l’Orne) ;
2 700 € de bourses “jeunesse” (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur/directeur en accueil collectif de mineurs) ;
4 080 € de bourses “allocations vacances” (associations organisatrices de séjours) ;
10 976 € pour les “concours d’arrondissement” tenus lors des comices agricoles de Domfront (à Tinchebray Bocage) et d’Alençon (à Courtomer) ;
1 260 € pour le centre équestre de Sées (7 concours CSO).